Scandale

EXCLUSIF sur www.lefigaro.fr (!!!), le classement des chanteurs les mieux payés.
« Découvrez quels sont les 24 artistes qui, en 2007, ont tiré leur épingle du jeu. L’argent des chanteurs français, le palmarès 2008 du Figaro (en millions d’euros) :
(1) Michel Polnareff : 5,71 – (2) Johnny Hallyday : 3,02 – (3) Yannick Noah : 2,30 – (4) Christophe Maé : 1,75 – (5) Zazie : 1,38 – (6) Christophe Willem : 1,22 – (7) Michel Sardou : 1,15 – (8) Calogero : 1,06 – (9) Vanessa Paradis : 0,97 – (10) Francis Cabrel : 0,90 – (11) Bénabar : 0,89 – (12) Olivia Ruiz : 0,87 – (13) Vitaa : 0,84 -(14) Patrick Bruel : 0,65 – (15) David Guetta : 0,62… »
etc. jusqu’à la nausée…
Une pensée spéciale aujourd’hui pour les artistes que nous rencontrons, que nous aimons, et qui rament tant pour vivre de leur art.

2 réflexions sur « Scandale »

  1. La fréquentation des salles de concert progresse et les gens sont prêts à payer de plus en plus cher leurs places ! » Cette phrase lue dans l’édition du Figaro consacrée au palmarès des gains des chanteurs en 2007, fait quand même un peu frémir. Ainsi, ceux qu’on ne cesse de traiter de pirates et de voleurs au nom du téléchargement gratuit n’ont jamais autant dépensé pour aller applaudir leurs chanteurs préférés. Autrement dit, l’argent sort toujours autant de la poche des consommateurs de musique qui, on peut l’imaginer, économisent sur l’achat de CD, vu le prix exhorbitants des spectacles. Un phénomène qui profite avant tout aux poids lourds de la variété, prodigieux hommes d’affaires, à l’image du revenant Polnareff ou du « pauvre » Johnny qui caracolent en tête du classement. Et qui explique les propos réjouis des patrons des deux principales majors (Universal et Warner), Pascal Nègre et Thierry Chassagne : en investissant dans la très lucrative production de spectacle, ils voient miroiter à nouveau de sacrés profits.
    l’Expresso de Télérama du 31/01/2008

  2. … ce qui fait disparaître une sorte de "classe moyenne" des artistes de la chanson, ni stars, ni mendiants… Mais pas de fatalité : il y a une façon de changer les choses, car le maître de tout cela reste le consommateur qui, en boudant les gros spectacles formatés et en allant voir des spectacles de proximité, peut rétablir l’équilibre, et lutter contre l’apauvrissement de l’offre culturelle.
    En tous cas, merci Miss Trotinette pour cette revue de presse édifiante.

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