Langueur…

Après la nonchalance, la langueur pas monotone de l’été…
Ca va toujours bien, vous, dans la moiteur des siestes pour certains et la fraîcheur des clims de bureau pour d’autres ?
Les commentaires sont ouverts pour raconter votre été.

4 réflexions sur « Langueur… »

  1. dehors, par la porte-fenêtre encore ouverte, c’est toujours l’été, toujours le soleil, à peine un léger souffle qui fait se soulever un rideau, une chaleur, une douceur sur tout. il n’y a qu’à se laisser faire, ne rien vouloir. il suffit de recevoir cet été comme un cadeau, comme quelque chose qu’on ne devrait pas posséder et qu’on possède tout de même. le plancher craque un peu. les conversations reprennent. nous, nous ne nous disons toujours rien. vous finissez pas dire : j’aimerais vous revoir.

    philippe besson
    « en l’absence des hommes »

  2. au petit jour, je contemple ton visage détourné qui repose sur ton bras droit, les plis de ta nuque, le creux de tes omoplates où le soleil du dehors jette une flaque de lumière, ton dos parsemé de grains de beauté comme des repères pour plus tard, tes fesses duveteuses sur le rebond desquelles le drap a stoppé son glissement, ton endormissement lourd.

    c’est un instant de toi pour l’éternité, quoi qu’il puisse advenir.

    philippe besson
    "en l’absence des hommes"

  3. j’aurais tellement aimé que vous fussiez là, non loin de moi, dans ces jours de juillet qui virent à l’aigre. je crois que j’aurais besoin de vous, de nos rendez-vous. je sais que ces rendez-vous m’auraient permis de mieux traverser ces heures qui suintent le malheur pour des raisons que je ne puis sans doute expliquer.

    philippe besson
    "en l’absence des hommes"

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