Le Centre Commercial

C’est le nom du nouvel album de Bertrand Louis, chroniqué chaleureusement cette semaine par Valérie Lehoux dans le Telerama n° 3133 avec 3 clés

« Désespéré sans doute, mais pas désespérant ! Le quatrième album de Bertrand Louis étincelle même d’une noirceur maligne. A priori pourtant, le tableau qu’il brosse du monde alentour ou de ses propres amours serait propre à nous faire sombrer dans une dépression grave. Si ce n’est qu’il y injecte une distance amusée, un humour glacial et une lucidité aiguë qui nous attirent au lieu de nous effrayer. Histoire d’une maturation réussie : hier, son cynisme abrupt l’isolait derrière une carapace dédaigneuse ; aujourd’hui, il le manie avec assez de doigté pour en faire le contraire, un atout de communication.
Que nous raconte son disque ? Le cheminement zigzagant d’un homme sur la brèche, à deux doigts d’imploser – ou en train de le faire ; son abrutissement volontaire et décomplexé devant les images ensanglantées des journaux télévisés, qui, à force de se répéter, se sont vidées de leur sens ; ses pulsions meurtrières face aux foules consuméristes ou aux filles inaccessibles ; ses désillusions narquoises face aux succès improbables. Entre le piano bastringue et la pop électro, les constats mécaniques à la Katerine ou les énoncés à double fond façon Arnaud Cathrine, Bertrand Louis trace sa voie et impose son timbre, chaud ou synthétique, et très juste. La première moitié de l’album, surtout, brille – et brûle – de tous ces feux. »

Album à sortir le 1er février.

Son myspace ici.

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