Festival Courant d’Airs : 10e édition !

Après JP Nataf, Alexis HK, Kent ou encore Franck Monnet, c’est Loïc Lantoine qui parrainera cette 10e édition de notre joli festival.
Vous ne le savez peut être pas, mais chaque année, nous ne choisissons que des artistes que nous n’avons jamais programmés, la crème des coups de coeur du comité d’écoute.

Voici donc cette belle sélection, allez écouter, faites vous votre idée, et rejoignez nous pour des concerts épatants !

FESTIVAL COURANT D’AIRS

jeudi 17, vendredi 18 et samedi 19 octobre à 20h33

Jeudi 17 octobre
Dimoné


Dimoné n’est pas de ces dociles caboteurs longeant le rivage. Il préfère mettre cap au large, chercher les remous. Ce poète- cartographe sillonne d’impétueux courants intérieurs, vogue de rêves en fantasmes, essuie doutes et constats. Pour finalement jeter l’ancre en des territoires inexplorés, entre 40èmes rougissants et 50èmes urgents, là où la pudeur le dispute à la sincérité, le sacré au secret, le rageur au tendre. A rebours des chroniques du quotidien, son écriture affutée aspire à l’universel. Sa plume caresse l’homme « au plus près de l’os », cisèle le verbe avec élégance, au gré des jeux de mots et doubles sens. D’une voix pénétrante à la fois grave et soyeuse, il distille une poésie sans fard, presque charnelle, posée sur une pop mélodique portée par les guitares. Dandy démon, Dimoné grésille, irradie, bouillonne, crépite et éclabousse.

1ère partie : Tony Melvil
Si les chansons de Tony Melvil s’inquiètent pour la plupart de l’insondable thème de la vie après la mort, elles possèdent l’ironie et le flegme nécessaires pour nous confronter à la question un peu plus terre-à-terre de la vie avant la mort. Tony Melvil se débat contre les agressions du monde grâce à des chansons qui s’autorisent le rire comme politesse du désespoir. Maladroit, ombre et désenchanté, il nous propose sa « Tentative d’Evasion », un concert d’où l’on ressort curieusement complice.

Vendredi 18 octobre
Françoiz Breut


La musique de Françoiz Breut vient des profondeurs. De quelque chose qui sommeillait en nous. Une part de l’enfance, un bout d’âge adulte. Tout cela tourne comme une ancienne ritournelle soudée à nos pas. Une vie antérieure teintée de modernité. C’est cet alliage de notes électroniques et de phrases synthétiques qui roulent en boucle, comme des vagues à l’âme, qui parfume d’odeurs oubliées nos mémoires. Il y a quelque chose de Proustien chez Françoiz Breut, une mélancolie, le chant d’une sirène, quelque chose de marin, une note salée déposé sur la joue. Du grain blanc sur la peau.

1ère partie : Alexandre Kinn
Idéaliste, Alexandre Kinn rêverait de changer les choses et d’en finir avec l’individualisme sauvage pour retrouver des valeurs simples et essentielles. Il le fait en mots. A la richesse des ambiances et délicatesse des mélodies répondent des textes à la poésie brute et sans pacotille. Son nouvel album « Si le Vent se Lève » est sorti en septembre.

Samedi 19 octobre
Loïc Lantoine (parrain du festival) en duo


Loïc Lantoine a les mots agrippés à l’émotion vive. C’est un poète facétieux, un gars du coin de la rue avec l’amour en poche et des blessures plein les yeux. Militant de l’amour et des plaisirs simples, il garde sa révolte chevillée au cœur. Il s’engage avec humour, cynisme et rage contre le libéralisme à tout crin, ses faux espoirs et ses rêves peau de chagrin.
 «La voix grave, presque caverneuse de Loïc Lantoine traverse la nuit pour évoquer Brel autant par ses accents du Nord que par ses textes. Le chanteur délivre au travers d’un chant de fort en gueule, parfois quasi parlé, des textes réalistes, une crudité d’essence populaire où les mots révèlent la poésie de l’ordinaire. Oui, Brel n’est pas loin.»
Anne-Marie Paquotte, Télérama

1ère partie : Eddy la Gooyatsh
édilagouïatche : Nom propre bien que souvent décoiffé, de genre masculin mais sensible. Désigne ce qu’on appelle plus usuellement un chanteur à guitare mais aussi à texte. Peut présenter des traces d’influences diverses allant d’Hawaii à la chanson réaliste. D’utilisation simple, provoque néanmoins chez le spectateur un risque de dépendance mélodique du type « sa chanson dans votre tête ». Commercialisé sans obligation d’achat -hélas- depuis 2006 sous la forme de deux albums (L’amour et l’eau fraîche, Chaud). De nos jours, s’apprécie particulièrement en vrai, sur scène, où l’énergie, l’humour et le goût des mots en font un artiste reconnu… presque partout.

Tarif : 12-16€
à l’Inox (ex Onyx) 11-13 rue F. Philippart (entre place de la Bourse et Place du Parlement)

Réservations : 06 68 82 58 23
ou par mail : contact@bordeaux-chanson.org

4 réflexions sur « Festival Courant d’Airs : 10e édition ! »

  1. je n’ai hélas pu assister qu’à la dernière soirée… très belle découverte avec Eddy La Gooyatsh… et grande énergie de Loic Lantoine, même si ce n’est pas mon univers le bonhomme a une présence scénique d’enfer et un humour malin avec son excellent guitariste… une soirée dense et essentielle pour diverses oreilles…
    merci Bordeaux Chanson pour ces moments…

    amitiés

    christo

  2. Promesses tenues pour cette 10è édition qui m’a permis de découvrir Dimoné, et qui m’a confirmé que Loic Lantoine me touche énormément ! Que ceux que je ne cite pas ne se vexent pas, je n’ai pas tout vu …

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