"Viens me le dire"...

posté le lundi 30 novembre 2009 à 13:43

... c'est le lumineux single de JP Nataf dont le clip sort aujourd'hui même sur le site de Tôt ou Tard.
Rencontre de la beauté et de la poésie pour un lundi matin brouillé et clapoteux.

C'est ici.

L'accueil des artistes

posté le vendredi 27 novembre 2009 à 12:57

Vincent Delerm livre ce petit texte très juste dans un mail promo reçu ce jour de Tôt ou Tard.
Que pourrons nous dire la prochaine fois ?...

Où l’on fait la connaissance de Jeanine
“C’est Jeanine qui viendra vous prendre à la gare”.
Le message tombe vingt minutes avant l’arrivée du train. C’est toujours une personne différente, une personne “de la salle” qui vient nous attendre à la gare. Une personne qu’on ne connaît pas mais le texto du régisseur général donne l’impression que c’est une vieille tante de famille qui va se pointer. C’est Jeanine qui viendra vous prendre à la gare. Il faut traduire par : c’est Jeanine que nous avons rencontrée en arrivant à la salle, elle est sympa, vous ne la connaissez pas encore mais vous allez voir elle est sympa et du coup à travers nous qui l’avons rencontrée ce matin, c’est comme si vous la connaissiez déjà un peu. En conséquence de quoi il est possible d’écrire : c’est Jeanine qui viendra vous prendre à la gare.
Déroulement classique quand Jeanine vient nous prendre à la gare :
a - Jeanine attend dans le hall de la gare, nous arrivons nez en l’air avec valises et trompettes, guettant un visage qui pourrait s’éclairer en nous apercevant, donnant par là-même le signal “Jeanine c’est moi”.
b - Présentation + “ça va le voyage s’est bien passé ?”
Oui le voyage s’est toujours très bien passé, quand bien même il se serait passé de manière exécrable, cela ferait tellement frémir les gens qui nous accueillent de déceler un tempérament négatif dès la première phrase que du coup le voyage s’est toujours bien passé.
c - “Je suis garée là”. La personne qui vient nous chercher, souvent par peur du silence après avoir appris que le voyage s’était bien passé, a une petite tendance à lancer son “je suis garée là” un peu trop tôt, à un moment où il est encore totalement impossible de discerner le moindre véhicule car on est encore dans le hall. Elle tend donc la main qui tient les clés vers l’extérieur du hall en désignant une zone qui contient une quarantaine de véhicules, dont probablement, nous l’espérons bien de toute façon, celui de Jeanine.
d - “Je vous ouvre le coffre” : la personne nous ouvre le coffre.
e - Ibrahim et Nicolas s’assoient à l’arrière, je fais pour ma part face à ma responsabilité de chanteur programmé en milieu de saison culturelle en ne fuyant pas une place qui engendre la discussion : je monte à l’avant.
f - “Je vous emmène à la salle ou à l’hôtel ?”
On a beau s’attendre à la question, la réponse n’est jamais très claire.En gros avant 16h on opte pour l’hôtel et après 16h pour la salle. Mais on n’a pas encore eu le temps de répondre que déjà tombe un “c’est comme vous voulez, moi je vous emmène à la salle ou à l’hôtel, pour moi c’est pareil”. Soit. Il se trouve néanmoins, et c’est délicat à formuler, que notre hésitation ne provenait pas de la peur d’enquiquiner Jeanine avec une destination plus contraignante qu’une autre pour elle, mais bien égoïstement de faire le choix le plus adapté pour nous.
g - “De toute façon l’hôtel est juste à côté de la salle, ça se touche”.
Ah Jeanine…

Message personnel

posté le jeudi 26 novembre 2009 à 08:42

Je crois que c'est la première fois, mais la rédactrice de site a décidé de poster un message personnel aujourd'hui, parce que ça lui tient à coeur.
On espère que ça ne se reproduira pas trop souvent !
Voici donc le texte de ce message ici.



Voilà, c'est tout !

Barbara à Bordeaux

posté le mardi 24 novembre 2009 à 09:41

Bruno et sa petite maison jaune pensent à nous et ont noté pour nous ce spectacle :



Tarif plein : 20€
Tarif réduit : 12€ (demandeurs d'emploi, personnes handicapées, étudiants, intermittents sur présentation d'un justificatif)
Tarif préférentiel : 14€ Adhérents Pont Tournant*, adhérents des structures partenaires, CE, groupe de plus de 10 personnes
Tarif scolaire : 7€

Infos pratiques :
Théâtre du Pont Tournant
13 rue Charlevoix de Villers 33300 Bordeaux
Tél : 05 56 11 06 11 - Fax : 05 56 43 06 73
email : pont.tournant@gmail.com
www.theatreponttournant.com

Plus d'infos sur le site du Pont Tournant ici.

Ultimatum climatique

posté le samedi 21 novembre 2009 à 09:40

Bordeaux Chanson est solidaire de la campagne de mobilisation que vous trouverez en cliquant ici.
Merci de signer si vous aussi vous pensez que

"ON NE NEGOCIE PAS AVEC LE CLIMAT, ON AGIT"

Kriss est morte

posté le vendredi 20 novembre 2009 à 08:41

"Dans deux minutes, l'antenne. Moment délicat où l'invité se décompose. Ses mains tremblent. Le faire rire. Où ai-je mis ma fiche ? Le distraire. Lui dire deux mots pour qu'il sente que j'ai compris ce qu'il vient défendre. Tenter une question comme on trempe un orteil dans la mer. Faire une gaffe, renverser mon verre, bafouiller, qu'il sache que c'est permis. Essais de voix. je mets mon casque. Mon casque c'est ma maison, mon cocon. J'écoute fort, à l'intérieur du son. J'entends les fêlures de sa voix, son souffle. Tout s'entend, la voix mouillée, la voix qui tremble, celle qui sourit, qui réclame. Les plaintes les plus lointaines sont inscrites dans la voix et les rires de l'enfance. Toutes ces voix qui s'envolent, invisibles et réelles. Est-ce bien raisonnable de déranger un satellite pour nos élucubrations ? Surtout ne jamais se poser cette question avant une émission."
Extrait du livre de Kriss "La sagesse d'une femme de radio" (L'oeil neuf/Inter 2005).

Pour tous les auditeurs d'Inter dont je suis, la nouvelle est dure à passer.
Je garderai longtemps en mémoire les jolis moment d'émotion et d'humanité qu'elle partageait dans ses Portraits sensibles, sa véritable empathie avec ses invités, la délicatesse de ses questions, son intérêt sincère pour les autres, et sa merveilleuse voix, légère et mutine, qui lui valut d'être l'une des toutes premières de FIP.


"Et aussi merci à la vie qui, par certains chocs, vous incite à porter un œil neuf sur ce qui l'enrichit.
Je ne vous dirai pas que je n'ai jamais peur, ce serait mentir, mais vous dire que je ne puise rien de positif dans cette expérience serait mentir aussi."
Extrait de son site où elle donnait de ses nouvelles de temps en temps.

Emission hommage sur France Inter dimanche de 12 à 13 h.

Gainsbourg et Bashung

posté le jeudi 19 novembre 2009 à 13:44

Petit billet chiné chez l'ami blogger Yann (ici) :

"Légère éclaircie sur ta nuque dégagée...

(...) la tournée de Bashung que j'ai tant aimée l'été dernier sort en cd et dvd le 16 novembre.
Enfin pour les fans il y a même un méga coffret de 27 cd qui va sortir.
Je ne suis pas sûr que tout soit indispensable (j'ai peur qu'en dvd ce concert ne rende pas grand chose) mais le cd est à mon avis totalement incontournable...

cd... et dvd

D'autre part, (alléluia et mazeltof ce mois de novembre ne sera pas si pourri que ça) vous pouvez écouter ici les premiers extraits de la reprise de "L'homme à tête de chou" que Bashung a fait et qui sortira aussi bientôt...



Cet album est le deuxième concept album de Gainsbourg (après Melody Nelson) et j'ai mis trés longtemps à l'aimer... Et pour cause, il est noir de chez noir, cradingue, déglingué et sans aucune compromission commerciale exceptée la bluette Carpentier "Marilou repose sous la neige" (dispensable d'ailleurs).
Et puis un jour un peu triste (il y en a...) je l'ai écouté au casque, je l'ai écouté vraiment et j'ai compris.
L'homme à tête de chou est le "voyage" de Gainsbourg (là où Mélody est son "Lolita"), une plongée abyssale et enivrante sans retour dans la noirceur... Et bien sûr j'ai adoré.
Je ne peux pas l'écouter tous les jours mais il a rejoint immédiatement mon panthéon personnel, un des rares disque de Gainsbourg qu'on puisse nommer chef d'oeuvre en étant parfaitement sincère...

Lors de l'expo qui lui a été consacré il y a quelques temps j'ai pu enfin voir la statue de l'homme à tête de chou (cf pochette) qui a inspiré l'album... Elle était là devant moi et l'air grésillait autour d'elle... J'ai dû me faire violence pour la quitter au bout de vingt minutes... Envoûté au sens propre par la statue comme je le suis par l'album...
Et donc Bashung (comme par hasard!) l'a repris. Bashung l'a repris et devait le chanter en scène à la fin de sa tournée...

Là encore je ne sais pas ce que ça va donner, mais pour le moins, cela sera de tout évidence un événement personnel: mes deux grands disparus qui se croisent en musique."

Drôle de quatuor !

posté le jeudi 19 novembre 2009 à 08:34

Dans Sud Ouest édition Lot et Garonne du 17 nov 2009



"Depuis mardi dernier, 14 auteurs, compositeurs ou interprètes planchent sur la réalisation d'un projet jeune public, sorte de comédie musicale : «L'enfant porté».

Un conte spécialement écrit par Yannick Jaulin, spécialiste contemporain du genre, servira de fil conducteur pour la réalisation des textes et musiques des chansons. Une vaste histoire d'environ 1 heure, pour la « liberté des mots », à découvrir sur la scène de la Music'halle ce soir à 20 h 30.

Au vu de la complexité et du temps imparti pour réaliser cette entreprise, les modules classiques de travaux des rencontres ont été réduits. Histoire et chansons portent le même projet. C'est naturellement que tous les intervenants, stagiaires et équipe des Voix du Sud, se sont mis au service de cet objectif.

Une plus grande place sera laissée à la synchronisation et la mise en scène des chansons. Un module voix, dirigé par Christian Alazard et un échange avec Isabelle Pehourticq, des éditions Acte Sud Junior, ont ponctué les travaux.

Parmi les intervenants techniques, Yannick Jaulin a bien évidement partagé les journées des stagiaires, aux côtés de Francis Cabrel et Franck Monnet. Henri Dès, artiste bien connu pour ses chansons jeune public, est venu lui aussi apporter une aide précieuse, intéressé par le projet. Yannick Jaulin : « Ce conte a pour sujet l'illettrisme, le goût d'apprendre et des mots. Les chansons écrites apporteront gaieté et dynamisme. Au pays des Funs tout le monde est content. Un enfant dans ce monde est à la recherche du secret des mots. »"

Ce qui me chante... par Bruno

posté le mercredi 18 novembre 2009 à 08:25

Oui, voici une nouvelle rubrique dont l'idée est vaguement piquée à notre ami Christorama et son invité libre : de temps à autres, un(e) adhérent(e) de Bordeaux Chanson viendra nous parler de "ce qui lui chante".

Deuxième "Ce qui me chante" avec Bruno :

Un soir, il y a bien longtemps à présent, j’ai découvert l’univers de la chanteuse Barbara sur une radio régionale et nocturne… En l’espace d’un soir je me suis retrouvé dans une autre dimension, dans un autre monde. Le lendemain j’ai foncé entre midi et deux dans le grand magasin de la sous-préfecture girondine dans laquelle j’étais scolarisé pour me procurer son album qui venait de paraître.



Depuis ce jour-là Barbara a été présente dans ma vie, parfois un peu trop, je dois le reconnaître aujourd’hui car elle ne m’a pas permis de découvrir d’autres univers musicaux. J’ai donc aujourd’hui des lacunes musicales mais je ne regrette pas ce choix car Barbara m’a tellement apporté. Et je peux avouer que si je suis toujours en vie aujourd’hui, c’est grâce à ces chansons qui m’ont permis de toujours tenir debout en espérant des jours meilleurs.

Barbara n’est plus là aujourd’hui, elle me manque, je ne l’écoute pas souvent car c’est parfois douloureux et puis je connais certaines de ses chansons par cœur…

Barbara m’a appris à aimer la chanson française, la chanson d’écoute, la vie, l’amour. Depuis sa mort, je me suis mis en quête de découvrir des artistes dans la même trempe avec des univers plutôt sombres, profonds mais pas désespérés et surtout pas festifs.

Ce que je préfère, c’est découvrir un artiste à ses débuts, bien avant tout le monde et de préférence avant qu’il puisse enregistrer son premier album. Puis j’aime suivre son évolution artistique… C’est de cette façon que j’ai pu faire de belles découvertes sur le plan artistique et émotionnel comme par exemple avec Barbara Carlotti, Florent Marchet, Joseph d’Anvers ou encore Emilie Simon.

Je trouve cela trop jouissif, je le confesse aujourd’hui, de savoir que j’ai pu découvrir et aimer la première chanson de Florent Marchet « Tous pareils » en 2003 sur une compilation des Inrockuptibles. Je suis fier d’avoir cru en lui, de l’avoir suivi et aujourd’hui je suis impatient de découvrir son troisième album début 2010.

J’aime aussi agir de cette façon avec les écrivains, les actrices, les acteurs et même les réalisateurs, c’est plus fort que moi et certains jours je me dis que j’ai loupé ma voie au niveau professionnel, mais c’est une autre histoire.

Mais j’ai un problème avec « mes artistes » je le reconnais. J’ai toujours tendance à vouloir les garder pour moi, j’ai tendance aussi à ne pas vouloir pour eux un succès trop fulgurant ou populaire. Oui, j’ai du mal avec ça. Je comprends le besoin de ces artistes de vouloir émerger mais j’ai toujours peur qu’ils puissent le faire trop vite et d’une mauvaise façon.

J’ai par exemple en tête le cas de Cali. J’ai découvert Cali à ses débuts bien avant qu’il n’enregistre « L’amour parfait ». J’avais beaucoup d’admiration et de sympathie pour Cali mais j’ai assez rapidement détesté son évolution. Aujourd’hui, il est trop populaire et aimé du grand public pour que je puisse l’aimer à nouveau. Dommage…

Je peux comprendre que ma façon de voir les choses puisse énerver mais je ne peux aimer les artistes que de cette façon. Barbara, par exemple a toujours eu du succès mais elle n’était pas populaire et pas surtout pas consensuelle.

Aujourd’hui, je souhaite donc vous faire découvrir une jeune chanteuse française qui est devenue essentielle à mon quotidien. Elle porte un joli nom : « La Fiancée ». Son univers me touche, sa voix et sa personnalité aussi. On commence à parler d’elle dans la presse, elle commence à faire des concerts à Paris. Je la connais depuis de nombreux mois à présent et j’ai peur. Oui j’ai peur qu’elle rencontre à son tour un succès qui puisse la transformer et m’empêcher de l’admirer comme je peux le faire aujourd’hui.

Dans la vie, il faut parfois savoir prendre des risques, alors je vous confie « La Fiancée ». J’espère qu’elle vous plaira et dans tous les cas, je vous demande de prendre soin d’elle :



Myspace de La Fiancée ici.

Un nouveau Diam's

posté le mardi 17 novembre 2009 à 08:50

Diam's sort un album appelé SOS.
Tout le reste est dit dans l'image adressée par son tourneur :



Le site de Diam's avec son nouveau clip ici.

Rien n'est parfait

posté le lundi 16 novembre 2009 à 09:55

C'est le nom du nouvel album d' Usmar trouvé ce jour sur Francoscene.com :



"Bercé par le jazz (Miles Davis, Coltrane), Usmar (le nom de son arrière grand père) revendique un héritage plus contemporain : Iam, Massive Attack... Rap, électro et jazz, des influences qui feront naître un univers musical aussi moderne que classieux.
Après quelques années de collocation musicale avec un groupe, Usmar se lance dans un projet solitaire. Son premier album (2005) : L'âge des possibles, lui permet de fouler la scène de la Rochelle, mais aussi le Bataclan, le Printemps de Bourges ( prix résidence de la Sacem).
En 2008, Usmar s'entoure d'une équipe pour achever la production de son deuxième opus : Rien n'est parfait.

Myspace d'Usmar ici.

Concert(s) ce soir

posté le vendredi 13 novembre 2009 à 08:47

Au moins deux possibilités pour un vendredi :
1- Vous habitez dans le bordelais : venez lutter contre la sinistrose avec Les pieds dans le plat, l'excellent spectacle jeune public (génial aussi pour les adultes !) de Pascal Parisot et Jacques Tellictocci à Léognan à 19h30 au Centre Georges Brassens (entrée 5€). Soirée organisée par Bordeaux Chanson en partenariat avec la Fête du Livre Jeunesse et la Mairie de Léognan.




2- Vous n'habitez pas dans le coin, vous êtes fatigués, vous n'avez pas envie de sortir, France Inter a pensé à vous : la radio diffuse Le prix Constantin 2009 à 21h.



"Rendez-vous sur les ondes ce vendredi 13 novembre de 21h à 23h pour savourer les meilleurs moments musicaux de la soirée, les réactions des artistes dans les coulisses de l’Olympia, le show-case d’Olivia Ruiz, présidente du Jury et les émotions d’Emily Loizeau… pour une soirée spéciale avec Valli.
Après les larmes d'Asa l'année dernière, c'est au tour de la franco-britannique Emily Loiseau de remporter le Prix Constantin, avec son album «Pays sauvage» construit entre Paris, l’Ardèche et la Réunion.
Agée de 34 ans, Emily Loizeau est pianiste de formation. Après un détour par le théâtre, elle a fait des débuts remarqués dans la chanson en 2006, avec son premier album L'Autre bout du monde, sorti sur le label indépendant Fargo.
Née d'un père français et d'une mère britannique, la fluette jeune femme aux boucles châtains avait été nommée en 2008 aux Victoires de la musique dans la catégorie «révélation scène de l'année».
Sur son deuxième album Pays sauvage (Polydor/Universal), réédité lundi 10 novembre, la demoiselle a délaissé en partie le piano et gagné en liberté. Convoquant banjos et fiddles, elle y puise aux sources de la musique américaine (folk, blues, country...), mais s'inspire aussi de Kurt Weill et de la chanson française.
« Je suis très fière, j'étais convaincue que je ne l'aurais pas. J'ai l'impression que c'est un peu une erreur, car il y a tellement de gens que j'admire dans cette sélection », a-t-elle ajouté après avoir reçu son prix.

Informations complémentaires :

Les lauréats :
Edition 2008 : Asa, 2007 : Daphné, 2006 : Abd Al Malik, 2005 : Camille, 2004 : Cali, 2003 : Mickey 3D, 2002 : Avril.

Philippe Constantin : On doit à Philippe Constantin la découverte de nombreux talents: de Daniel Balavoine à Angélique Kidjo en passant par Higelin, Téléphone, Daho, Eicher, Taha et tant d’autres. Véritable fou de musique, il arrive à Paris en 1962 pour faire la prépa HEC à Louis-Le-Grand. Elève brillant il se targue d'avoir terminé dernier de sa promo... Politisé depuis le berceau il sera expulsé de la LCR pour utilisation abusive de la ronéo détournée pour assurer la promotion d'un concert de Jimi Hendrix !
Il devient journaliste à Jazz Hot et fondateur du magazine Rock & Folk, il débute sa carrière chez Pathé-Emi où il contribue à faire connaître les Pink Floyd. 1978 lui offre l'opportunité de contribuer à lancer Virgin-France puis de fonder les éditions musicales Clouseau. Son infaillible flair de dénicheur de stars à tube, comme les Rita Mitsouko, le fait engager par la maison Barclay dès 1979 où il resta plus de 10 ans avant d'être nommé directeur de Mango Records, spécialisé dans les musiques du monde. Un an avant sa mort, il lance son propre label : Sankara, succombant en 1996 à une malaria foudroyante.
Philippe Constantin adorait les avions... d'ou l'emblème du Prix Constantin !

Fais moi mal !

posté le jeudi 12 novembre 2009 à 08:06

Nous parlions hier de la participation d'Emily Loizeau à l'album de reprises de Boris Vian "On n'est pas là pour se faire engueuler" : voici l'occasion de vous le présenter un peu plus clairement car il recèle de véritables petits bijoux (et quelques grosses casseroles, devinez lesquelles...!).



"A l'occasion du 50e anniversaire de la mort de Boris Vian, une quarantaine de chanteurs et d'acteurs se bousculent pour lui rendre hommage. Tout en respectant l'univers de chaque artiste -Fred Pallem est l'unique arrangeur aux commandes-, ce double album éclectique concentre reprises et inédits. Le premier disque, 'Chansons probables', dépoussière les grands succès de Boris Vian et rassemble Lio, Juliette Gréco ou Thomas Fersen, entre autres. Le second disque, 'Chansons improbables', met à jour des textes extraits de manuscrits originaux et mis en musique par des artistes actuels. Zebda, Carla Bruni ou encore Jean-Louis Trintignant sont de la partie. 'On n'est pas là pour se faire engueuler' est cette extraordinaire rencontre entre le talent de Boris Vian et la scène française actuelle.

Les titres

Disque 1 – Chansons probables

1. On n'est pas là pour se faire engueuler (Collectif) 2. Complainte du progrès (Juliette) 3. Je bois (Katerine) 4. Les joyeux bouchers (Christian Olivier) 5. Natacha chien-chien (Lio) 6. Blouse du dentiste (Maurane) 7. Cinématographe (-M-) 8. Bourrée de complexes (Carmen Maria Vega & Merlot) 9. Fais-moi mal, Johnny (François Hadji-Lazaro) 10. La java des bombes atomiques (Olivia Ruiz) 11. Ses baisers me grisaient (Emily Loizeau) 12. Quand j'aurai du vent dans mon crâne (Mademoiselle K) 13. Rock & Roll-Mops (Didier Wampas) 14. Barcelone (Thomas Fersen) 15. J'suis snob (Michel Delpech) 16. Monsieur le jazz (Lambert Wilson) 17. L'âme slave (Rona Hartner) 18. Complainte de Mackie (Ute Lemper) 19. Faux frère (Dick Annegarn & Mathieu Boogaerts) 20. Le déserteur (Juliette Gréco)

Disque 2 – Chansons improbables

1. C'est ici (Zebda) 2. J'suis snob (Arielle Dombasle) 3. Ballade du lapin (JP Nataf) 4. Terre-Lune (Carole Bouquet) 5. Casserole-sérénade (Arthur H) 6. Elle serait là, si lourde (Claire Diterzi) 7. Cantate des boîtes (Antoine De Caunes) 8. S'il pleuvait des larmes (Daphné) 9. Il est tard (Holden) 10. L'année à l'envers (Agnès Jaoui) 11. Pas pour moi (Daniel Darc) 12.Que tu es impatiente (Jeanne Moreau) 13. Je voudrais pas crever (Edouard Baer) 14. Bientôt (Jane Birkin) 15. Les isles (Kent) 16. Valse des mannequins (Carla Bruni) 17. Je mourrai d'un cancer (Jean-Louis Trintignant) 18. La neige (Barbara Carlotti) 19. La marche du concombre (Jean-Claude Dreyfus)

We love Emily !

posté le mardi 10 novembre 2009 à 08:54

Emily Loizeau, que nous avons reçue deux fois (une fois en solo au Satin Doll, et une fois en groupe à Salleboeuf) a été récompensée hier soir à l'Olympia par le prix Constantin pour son album "Pays sauvage".
Elle avait déjà été sélectionnée en 2006 pour "L'autre bout du monde".
Nous sommes très heureux pour elle, et savons depuis longtemps que son talent est immense.

Les autres nommés étaient : Babx "Cristal Ballroom », Diving with Andy « Sugar Sugar », Piers Faccini « Two grains of sand », Hugh Coltman « Stories from the safe house », Birdy Nam Nam « Manual for successfull rioting », Dominique A « La Musique », Fredo Viola « The turn », Orelsan « Perdu d’avance » et Yodelice « Tree of life ».




Le concert de l'Olympia sera diffusé sur France Inter le 13 novembre à 21 heures, sur France 2 le 19 novembre à 0 h15 et sur France 4 le 21 novembre à 0 h 30.
Nous vous recommandons aussi son interprètation magnifique de la chanson "Ses baisers me grisaient" de Boris Vian sur l'excellent album de reprises "A Boris Vian, On n'est pas là pour se faire engueuler".

Myspace d'Emily ici.
Site .

Magyd près de chez vous

posté le lundi 9 novembre 2009 à 14:05

Nous avons reçu ce communiqué des amis du Centre Culturel de Créon :
"Magyd Cherfi a annoncé la reformation du groupe Zebda dans le journal Sud-Ouest du Vendredi 6 novembre 2009.
Et à propos d'une éventuelle rencontre sur scène à l'occasion du concert du 10 novembre à Créon, où il partagera l'affiche avec Origines Contrôlées (Mouss et Hakim Amokrane, les deux autres chanteurs de Zebda), il répond : "Il y aura des croisements, bien sûr : cela coule de source".



Pour aller sur le site de Magyd Cherfi c'est et son myspace ici.
Pour voir l'article, cliquez ici.

Jacno est mort

posté le lundi 9 novembre 2009 à 10:05

Tristesse à Bordeaux Chanson : Jacno est mort la semaine dernière.



On l'a appris samedi de sa dernière maison de disques, Warner (chez qui le musicien avait enregistré son dernier album "Tant de temps" en 2006), Jacno, de son vrai nom Denis Quillard, est mort le 6 novembre 2009 des suites d'un cancer à l'âge de 52 ans. C'était un pionnier de la pop électronique française.
L'homme à l'allure de dandy avait d'abord été guitariste au sein des Stinky Toys avec Elli Medeiros dans les années 70 (l'un des premiers groupes de la scène punk). Il avait ensuite créé toujours avec Elli Medeiros dans les années 1980 le duo Elli et Jacno, et connu le succès avec "Rectangle" joué au synthétiseur. Avant de se séparer, le tandem aux titres pop avait participé à la composition de la bande originale du film "Les nuits de la pleine lune" d'Eric Rohmer.
Devenu producteur, le temps d'albums ou de chansons, notamment pour Etienne Daho, Daniel Darc, Jacques Higelin et Lio ("Amoureux solitaires"), il s'était tourné vers la carrière de chanteur, enregistrant plusieurs albums dont "T'es loin t'es près", "Une idée derrière la tête", "Faux témoin", "La part des anges" et "French Paradoxe".


Pour le plaisir, on pourra le retrouver en vidéo ici.

P'tite Lady

posté le jeudi 5 novembre 2009 à 09:35

Un week end entier à me creuser la cervelle pour retrouver l'interprète de cette chanson "La P'tite Lady" croisée dans un medley d'anniversaire, gros succès des années 1980. De retour devant mon ordinateur, la réponse tombe : Vivien Savage !
Séquence souvenir en cliquant ici.

Les sonos tonnent

posté le mercredi 4 novembre 2009 à 08:46

Les Sonos Tonnent, si j'ai bien compris, c'est une émission de critique chanson diffusée tous les 15 jours sur un genre de radio internet qui réunit les critiques de “Télérama”, “Le Nouvel Observateur” et “L'Express”.
Ils en ont apparemment déjà réalisé 4, et voici la cinquième édition avec Sanseverino, Mano Solo et... Hugues Aufray ici !

"L'un sort “Les Faux Talbins” (Sony Music) ; l'autre, “Rentrer au port” (Warner) ; le troisième, “New Yorker” (Mercury)... S'ils sont tous dans l'actualité, ces trois-là n'ont guère de point commun. Ah si : ils sont au menu des Sonos Tonnent."


Pour les précédentes, j'ai retrouvé ces liens :
- #1 : -M- vs Miossec ici.
- #2 : Murat vs Da Silva ici.
- #3 : Brigitte Fontaine vs Mickey 3D ici.
- #4 : Renan Luce vs Benjamin Biolay ici

Ames sensibles s'abstenir...

Les Faux Talbins de San Severino

posté le mardi 3 novembre 2009 à 11:00

Et hop, encore un petit article, dans l'Express cette fois-ci, illustré par une très belle photo de San Severino par Delacroix.




"Trois ans après Exactement, un album placé sous le signe du big band et de la bonne humeur, Stéphane Sanseverino revient avec Les Faux Talbins, un disque tout aussi radieux, mais bien plus dissipé musicalement. Au programme : bluegrass, chanson, rock des Balkans, swing manouche et même reprise endiablée de La Salsa du démon... Pour ce quatrième CD, le chanteur a écrit à l'encre très sympathique des chansons taillées dans l'esprit d'Eddy Mitchell, de Nino Ferrer ou de Joe Dassin, avec choeurs enthousiastes, rythmes enlevés, gouaille et vannes à gogo. Sanseverino, qui interprétait Tu sens les poivrons avec son premier groupe Les Voleurs de poules, s'y connaît côté paroles décoiffées. Les Faux Talbins (les faux biftons) ou Les Marioles jonglent avec l'argot de la pègre des années 1930. Boris Vian et Boby Lapointe s'immiscent dans Finis ta vaisselle et La Femme du marin. Mais c'est un Sanseverino réaliste, comme naguère avec Les Ouvriers, qui avance sombre et endeuillé et signe Le Grand Grégory, sur la mort d'un SDF. Et, là, on rit moins."

Sanseverino, Mister Swing again
Par Gilles Médioni, publié le 02/11/2009

Site de San Severino ici.

Une journée avec Alain Souchon

posté le lundi 2 novembre 2009 à 10:37

Bruno nous a fait suivre cette perle sur notre forum privé (réservé aux adhérents de Bordeaux Chanson), mais comme nous sommes magnanimes, nous avons eu envie de partager avec vous ce moment d'humour et de poésie :



"Une journée avec Alain Souchon", article du magazine "Elle" (n°3330 du 23 octobre 2009)


"Je me réveille vers 8 h 30, je dis à ma femme que j’ai mal dormi. Et donc qu’on devrait vivre à la campagne et élever des porcs. On serait au calme, on dormirait bien. Et puis c’est gentil, les porcs, même si ça mange les enfants. Elle me répond que je suis bougon. Et qu’on me retrouverait pendu d’ennui dans la grange. Alors, je lui dis d’accord. Et on va dans notre cuisine décorée XIXe siècle, toute grise, avec des placards et des boutons en laiton, prendre notre petit déjeuner. Je suis toujours bougon mais un peu moins, car j’aime bien prendre mon café et mes tartines, recouvertes de beurre salé et de confiture de prunes. C’est ma femme qui fait les confitures, l’été, dans notre maison de campagne. Elle est pieds nus sur le carrelage, elle ne porte quasi qu’un tablier, c’est la folie."

Ensuite, je prends un bain. Aussi rapide que le baptême de Clovis. Dans ma salle de bains XIXe. Le XIXe, c’est un siècle que j’adore, pour le romantisme et pour l’espoir. A l’époque, ils croyaient encore au pouvoir des machines et à l’industrialisation, ils pensaient que tout le monde allait être heureux ! Et voyez où ça nous a menés ! Bref. Je m’habille : pantalon bleu marine, blouson bleu marine, casquette, lunettes noires. On dirait un gendarme. Ou un agent de la police municipale de Blois. C’est que j’aime bien le bleu. Tout de suite après m’être habillé, je ne sais plus quoi faire.

Alors je dis à ma femme : je m’occupe du déjeuner. Je descends à la boulangerie la plus proche et j’achète deux sandwiches jambon-fromage. Et je dis à ma femme : je t’emmène, c’est une surprise. Sauf qu’elle la connaît déjà, car c’est à chaque fois pareil. Je l’emmène sur un Batobus. Sur les Batobus, il n’y a que des Chinois, et les Chinois ne me connaissent pas. Alors je peux enlever ma casquette, mes lunettes, c’est plus tranquille. Ma femme est contente. On mange nos sandwiches. On regarde Paris. Inspiré par le bateau, je lui dis : on devrait vivre au bord de la mer. Et elle me répond : tu commences demain le Casino de Paris, alors ce n’est pas le moment de déménager. Pense à ton travail. Je dis oui. Et on regarde la tour Eiffel. Puis on fait demi-tour. Et on descend à la station.

Et, tout de suite après, je suis désemparé car je ne sais plus quoi faire. Alors je dis à ma femme - d’un air pénétré : je pars travailler. Et je vais dans les rues de Paris, poussé par le vent, chercher des phrases et des mots avec mon filet à papillons. En général, je reviens les mains vides et je suis un peu bougon. Je dis à ma femme : ce qui serait bien, c’est qu’on aille s’installer en Italie. Définitivement. On tuerait nos enfants. On recommencerait une autre vie. Mais elle me dit non. Ou : « Il te reste trois chansons à faire, écris-les. » Ou : « Ce soir, tu veux qu’on aille voir tel film ? » Je réponds, d’un air las : « On peut pas plutôt louer le DVD ? » Et elle appelle sa soeur, effondrée, en disant que je n’ai aucune énergie. Là-dessus, on mange. Des légumes. Verts. Et un bout de viande pour moi. Ça m’est un peu égal car je n’aime pas tellement manger.

Puis je vais dans mon bureau d’un air inspiré. Ou, finalement, on regarde un DVD. Ou on va chez des amis. Ou on en reçoit. Un problème : je me disais qu’on allait inviter des gens de plus en plus haut placés dans le milieu du cinéma pour que, à la fin, Sharon Stone vienne manger à la maison. Mais, depuis que je l’ai vue dans un magazine en maillot de bain et les jambes un peu écartées, je n’en ai plus tellement envie. Ça m’a rendu triste. Vers minuit, je me couche. Je dis à ma femme : on va aller vivre dans le Sud marocain. Sous une tente. On ne verra plus personne. Et ma femme me dit : c’est une idée mais tu es bougon. Va d’abord chez le coiffeur car tu as tes concerts. Alors je m’endors, dans ma chambre XIXe très belle et très sombre avec une horloge gothique, et je fais des mauvais rêves. Je rêve de choses qui me contrarient. Il faudrait peut-être que j’en parle à ma femme."