Festival "Entre Filles" à Barbey, les 14 & 15 juin 2007 (vu par Agnès)

posté le vendredi 31 août 2007 à 11:36


Emily Loizeau, Rose, Adrienne Pauly, Oshen, Babet, et Katel, voilà qui laissait présager deux bonnes soirées à Barbey. Ne soyons pas mauvaise langue, elles furent délicieuses.

De mémoire, Oshen a ouvert les festivités. Faut il retenir ses propos sous prétexte que l'on a été invité au concert par le tourneur de l'artiste ? Liberté d'expression oblige et par soucis de franchise, je ne prétendrais pas avoir aimé. Trop rock et peu sincère à mon goût.

Est arrivée ensuite, à ma grande surprise celle qui devait être le bouquet final de cette soirée : Emily Loizeau. Quelle ne fut pas ma surprise! Avec Rose qui était annoncée dans la même soirée, ils ont osé faire de cette dernière la tête d'affiche du jeudi soir et presque même du FESTIVAL, alors qu ' Emily Loizeau avait répondu présente et que..bon passons.
Choquée mais ravie de ne pas avoir à attendre 23h30 pour voir mon idole - car pour ces deux soirées, mieux valait ne pas avoir cours le lendemain, j'ai eu droit, NOUS avons tous eu droit pardon, à un merveilleux concert, sincère et chaleureux, triste et drôle, par une Emily ( voilà que je l'appelle par son prénom maintenant!) toujours aussi touchante et enivrante.
Ce concert fut pour moi le deuxième meilleur de l'année, après celui d'une certaine Emily Loizeau, au même endroit, quelques mois auparavant, mais cette fois dans une salle plus petite qui permet profiter au mieux de l'artiste.

C'était ensuite le tour de Rose, concert auquel je ne suis pas restée...

Le lendemain, je venais cette fois pour voir la vraie tête d'affiche de la soirée : Adrienne Pauly. On m'avait tellement promis que ces concerts étaient aussi bien que son cd, que je trépignais d'impatience. Il m'aura fallut attendre au moins deux heures et demi pour que se terminent les concerts de Katel ( trop rock ) et de Babet ( trop Olivia Ruiz mais pas si désagréable ) pour pouvoir enfin la voir. J'ai été très surprise par Adrienne ( décidemment !). Avait-elle bu? Est elle si timide qu'elle se cache derrière un rôle de fausse Brigitte Fontaine déguisée en Edith Piaf ( parce que franchement, sa tenue sur scène m'y faisait vraiment penser ) ou bien est elle réellement si dérangée? Alors comme j'aime énormément ce qu'elle fait, même si certains la trouvent cela très cul et très classique dans le genre trentenaire désabusée de la vie, je penche pour la dernière solution. Adrienne Pauly est un mystère que j'espère bien percer très vite en retournant la voir en concert.

Abd Al Malik au Carré des Jalles, le 27 avril 2007 (vu par Séverine)

posté le lundi 14 mai 2007 à 12:02


En rentrant dans la salle, on ne sait pas trop à quoi s'attendre. 700 places assises. Le temps de s'installer, on regarde autour de soi, on observe le public hétéroclyte et le sentiment d'allégresse qui règne. Un léger nuage se propage dans la salle, la recréation d'une brise marine.
Une jeune femme arrive sur scène. Elle semble frêle à coté de tous ces instruments déjà installés. Et puis elle ouvre la bouche. Et chante a Capella. C'est fort, c'est grand et ça tranche. Bouche bée, je me tais. Eberlué, tout le monde se tait. S'enchaînent les morceaux, avec aisance. Et le merveilleux Alleluyah, reprise de Leonard Cohen, on est pendus à ses lèvres. Elle s'appelait Skye.
La sirène d'un paquebot retentit et on embarque pour un "lointain voyage." Vous qui pensiez que l'on resterait assis, vissés sur nos sièges, détrompez-vous. Comment rester insensible aux rythmes endiablés et aux paroles enragés de l'artiste ? Ca nous démange dans nos sièges, on veut se lever, exploser. Abd Al Malik est accessible, proche et sincère. Et c'est d'ailleurs cette sincérité que je retiendrais avant tout. C'est plein d'humilité qu'il nous parlait et qu'il plaisantait. Et puis on reste quand même impressionnés face à ce grand monsieur qui manie les mots et les idées avec une telle justesse et une telle authenticité ! La musique et sa voix nous portent, nous emportent vers cet ailleurs de réflexion et d'art. Doucement pourtant, on revient, pas à pas. Délicatement, il nous redépose avec sa voix dans nos fauteuils etles lumières se rallument. C'est là qu'on reste assis, immobile, sans aucune envie de bouger, aucune envie de quitter ce lieu de voyage.

Vincent Delerm au Fémina, le 4 avril 2007 (vu par Séverine)

posté le lundi 14 mai 2007 à 11:55


On peut juste partir d'un mot : enivrant. Ou non, étonnant. Parce que bon, Delerm on le connaissait farceur, sensible et proche mais là, c'est une toute autre histoire qu'il nous conte, une autre facette que l'on découvre. Celle d'un artiste inventeur, un conteur. On assistait là à un spectacle et non un à concert. Voire une pièce tragi-comique -au sens figuré du terme- où l'on passe en un instant du rire aux larmes.
Alors ça fait plaisir parce qu'on a vécu un très bon moment, un concentré d'émotions vives et riches. Parce qu'on sait pertinemment que chacun aura sa propre vision du concert. Qu'on l'aura interprété selon sa sensibilité propre. Personnellement, j'ai regretté de ne pas avoir fait le BAFA, finalement. Et puis comme tout le monde -comme tout ceux qui chantaient- j'ai menti. Je ne suis pas scorpion ascendant balance. Je ne sais d'ailleurs même pas à quoi cela correspond. J'étais fière parce que Voici ma ville, c'était la mienne. Que des images me revenaient, qu'elles affluaient en masse; que j'étais heureuse. Les chansons des trois albums s'enchaînaient, en douceur, avec une fluidité incroyable. Servies par des dispositifs ingénieux : Peter Von Poehl dans un vieux magnétophone, "Tes parents" version karaoké... Les petites oeuvres de Vincent Delerm n'en furent que plus savoureuses. On découvre, on redécouvre. Restée émerveillée pendant près de quatre jours, je sifflotais sans répit la chanson de Joe Dassin, interprétée lors d'un énième rappel. Et le mieux, ce qui vraiment m'enchante, c'est que le souvenir de ce 4 Avril suffit à raviver la bonne humeur qui est en moi, quelque part, et à me faire retrouver l'ambiance chaude et délicieuse de ce concert. Ouais, une sacrée bonne soirée.

Claire Diterzi - Le Galet - Pessac le 2 mars 2007 (par Bruno et Marine)

posté le lundi 5 mars 2007 à 09:36

Bruno :
Petit retour sur le concert de Claire Diterzi et Tender Forever en première partie à la salle du Galet à Pessac. Une salle qui semble neuve et dont j’ignorai l’existence jusqu’à lors. Une belle salle de spectacle qui sent presque le neuf.

La première partie est assurée par Tender Forever. Tender Forever c’est Mélanie Valera, jeune bordelaise webmaster et musicienne à ses heures perdues qui a eu la chance d’enregistrer son premier disque aux Etats-Unis.

Autant le dire tout de suite, cette jeune fille est une extra-terrestre. Mais une gentille extra-terrestre. Une extra-terrestre un peu androgyne qui nous veut du bien. Une jeune fille attachante, qui saute comme un petit lutin sur la scène. Une jeune fille qui nous explique qu’elle a besoin de faire bouger son corps en chantant. J’aime ses chansons même si elles sont toutes en anglais. J’aime ses mélodies même si elles semblent parfois bricolées. Et surtout j’aime son humour et sa façon de parler avec le public et d’expliquer l’origine de chacune de ses chansons. La première partie n’est pas une première partie comme les autres. Le public semble l’apprécier. Le public applaudit et demande des rappels. Du jamais vu pour une première partie, vous pouvez me croire !

Au final, une vraie découverte pour moi et l’envie de la voir à nouveau sur scène. Mission accomplie !

Puis arrive Claire ! Claire Diterzi ! Celle qui pour qui je suis venu. J’ai connu cette jeune chanteuse grâce au magazine Les Inrockuptibles. Claire était présente sur une sélection avec sa chanson « Sur le pont d’Avignon Â». Je suis tombé très rapidement sous le charme de sa voix et dans la foulée j’ai acheté son album « Boucle Â». J’ai eu la chance de la voir sur scène à Toulouse lors du dernier « Marathon des Mots Â» en juin dernier. Claire était présente dans « Vos omoplates se déboîtent, ô mes amours Â», un concert littéraire avec le jeune écrivain Arnaud Cathrine. Une soirée inoubliable dans le Cloître des Jacobins !

Mais revenons à Pessac et à sa prestation.


Claire arrive et j’ai du mal à la reconnaître. Cheveux tirés et corps plus élancé. Certaines personnes dans le public qui ne la connaissent pas sont surpris par sa voix. Car Claire Diterzi c’est avant tout une voix. Elle a une voix étrange et elle le sait. Des intonations graves, des intonations lyriques mais la voix toujours juste. Claire chante les chansons de son album « Boucle Â» mais je ressens comme un petit malaise, car elle a du mal (ou elle cela n’est pas important pour elle) à faire partager son univers avec le public. Pas de vrai contact avec lui, ou alors sous le ton de d’humour parfois limite. Comme si elle ne souhaitait pas se produire corps et âme. Claire semble savoir qu’elle produit des chansons particulières et parfois expérimentales mais les offre d’une façon brute, à prendre ou à laisser. C’est parfois beau, parfois sublime mais parfois éreintant car un peu trop contemporain à mon goût. A la fin du concert elle remercie le public avec un « merci pour votre curiosité Â» et je trouve cela bien car c’est vraiment le cas. De la curiosité était nécessaire pour découvrir cette chanteuse atypique, pour découvrir également son univers musical non formaté.

Donc au final, un concert mi-figue, mi-raisin avec le plaisir d’avoir entendu les chansons de « Boucle Â» sur scène. Enfin, je conseille à Claire Diterzi d’apprendre à considérer son public, à l’aimer et à l’avenir à lui faire partager un peu mieux son univers musical. Je pense qu’elle a tout à y gagner.

Message personnel destiné à Claire Diterzi, si un jour elle passe par là : (Mais n’allez pas croire, chère Claire que je ne vous aime plus. J’ai toujours beaucoup d’admiration pour vous et je fais la promesse ici même, d’acheter vos prochains albums et de suivre votre carrière.)

Marine :
Un p'tit tour vendredi sur le blog de l'adorable Bruno (http://www.20six.fr/chezbruno), et j'apprends que Claire Diterzi passe à Pessac le soir même. Ca fait un moment que j'entends parler de cette étrange voix, me voici partie.
La première partie, Tender Forever, pétille de malice et de joie de vivre. Cette drôle de fille moitié garçon enchante le public par sa vitalité "j'aime bien jouer du clavier, mais quand j'ai trop envie de danser, c'est pas pratique !" Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle est décalée, étonnante et charmante. On se dit que ses parents ont dû se faire du soucis pour elle pendant quelques années, avant de découvrir que sa différence était une richesse. Son univers, honnête et solide (la voix surtout, quelle voix !) est sublimé par sa présence scénique, le public ne s'y trompe pas, son bonheur est palpable et communicatif.


Puis Claire Diterzi arrive, et c'est l'effet glaçon. Ses chansons sont des toiles d'araignée compliquées et hétéroclites qu'elle tisse laborieusement, maniant incessamment ses pédales d'effet, jouant la complicité auprès de son acolyte (j'ai décidément horreur de ces "musiciens" assis à une table devant un ordinateur). J'ai l'impression diffuse qu'elle nous fait un cours incompréhensible et qu'elle se repaît de notre déconfiture. C'est dommage, car à l'évidence, elle a un talent fou, une voix extraordinaire, une présence quasi magnétique. Mais la mayonnaise ne prend pas.
Est- ce de la prétention ? Ses interventions entre les chansons tendent à prouver le contraire. Peut être s'agit-il juste d'une échappée : elle est partie si vite et si loin qu'elle nous a perdus, oubliés en route. Elle ne nous a pas entraînés avec elle, elle nous a exclus.
Je ne sais pas si j'aime ou pas. Claire m'a dérangée et je n'ai pas envie d'y revenir pour le moment. Pourtant, d'habitude, j'aime bien être dérangée !
Du coup, quand elle nous remercie pour notre curiosité, j'ai envie de lui répondre que sa posture ne permet pas d'être content d'être curieux !

Le fétichiste - Théâtre du Pont Tournant - 6 février 2007 (par Marine)

posté le mardi 13 février 2007 à 11:10


Un petit homme en costume sombre arrive sur scène par la salle, une valise noire à la main. Son sourire radieux et son regard pétillant nous interrogent d'emblée sur notre capacité au bonheur. Vous le savez, vous, ce qui vous rend heureux, vraiment heureux ? Lui le sait. Et ça suffit à remplir sa vie. Il aime les sous-vêtements féminins, ceux qu'il achète et qu'il offre d'abord, puis ceux qu'il vole sur des corps à peine aperçus. Lui, le malade mental, le déviant, l'interné, il jubile.
C'est ainsi que durant près d'une heure et demie, Martin va nous entraîner dans son univers naïf et poétique où chacun de ses actes élabore son plaisir, à la chasse aux "falbalas" évocateurs (il faut le voir, épanoui et lumineux à la seule prononciation de ce mot !). Le mariage, le travail, les loisirs, il raconte sa passion dévorante et l'inadaptation sociale qui en découle, sans pathos. La souffrance semble d'ailleurs parfaitement absente de son être, et c'est sans doute son extraordinaire joie de vivre qui brutalement bouscule notre morale : et si c'était lui le normal ? Pourrait-il être à l'essence même de la condition d'humain, débarrassé de l'impact du regard des autres et enfin libre de ses fantasmes, somme toute bien anodins et finalement plutôt enviables ?
Entrer dans le monde intérieur de Martin, c'est se demander si l'on n'a pas oublié de se poser la question essentielle du bonheur, ce qui pourrait bien être notre handicap à nous...
Merci FIP pour la découverte !

Clarika - Festival Chant Devant - St André de Cubzac - 22 septembre (par Alain)

posté le lundi 27 novembre 2006 à 15:46


Ca fait un petit moment que je regarde du coin de l’œil la carrière de Clarika. Ce que j’en ai entendu à la radio ne m’a jamais réellement convaincu : une voix fluette, jolie, un univers musical pop bien fait mais bon… Alors quand enfin j’ai la possibilité de la voir en concert au festival « Chant Devant Â» de St André de Cubzac, je profite de l’occasion pour découvrir plus sérieusement son travail. Après une première partie plus que laborieuse, presque insupportable, Clarika se retrouve face à un public enthousiaste de la voir enfin. Le public se réveille car l’artiste met littéralement le feu. Quelle pêche ! Je suis vraiment bluffé par la voix de la dame. Sous ses airs nonchalants, des « Garçons dans les Vestiaires Â» une chanson rigolote sur les désirs et le fantasme féminin ou « Joker Â», elle fait mine de n’être qu’une énième chanteuse aphone et atone. Et bien quelle surprise de voir qu’elle a du coffre ! Elle se balade sur des mélodies rock endiablées. Elle se déchaîne même sur une reprise survoltée de Trust : « Antisocial Â» ! Elle enchaîne les titres notamment de son dernier album, et je découvre alors son univers. Je me rends compte de son humour cynique, acide voire morbide (« J’t’aimais mieux Â» quand t’étais mort…). Clarika a son savoir-faire, sa patte, et c’est bien ça qui fait un véritable artiste. Elle dépeint à coup de couteau « La Bimbo Â», le mariage dans « Ne me demande pas Â» ou l’amour dans « Joker Â», tant de thèmes maintes fois abordés, mais jamais avec autant d’humour, de réalisme, de franchise et de cruauté.
Clarika m’a plus que surpris et j’aime ça.

Paroles de Poilus - Théâtre du Pont Tournant - Bordeaux le 15 novembre (par Marine)

posté le vendredi 24 novembre 2006 à 10:39

La pièce met en lumière les lettres de poilus récoltées par Jean-Pierre Guéno (Radio France).
"Souvenir de la vie de nos pères et de nos grands-pères à une heure où les poilus n'évoquent plus que des noms gravés dans la pierre froide des monuments de nos villes et de nos bourgs." C'est vrai, je ne lirai plus jamais ces prénoms : Lucien, Gaston, Marcel, Emile et autres Jules de la même manière, lorsque je croiserai un monument aux morts.
Un décor dépouillé (juste quelques barbelés devant), un peu de fumée, des lumières extraordinaires... et des hommes, petits, grands, faibles ou forts, rendus à leur humanité la plus profonde devant l'horreur de la guerre, inutile, ridicule. C'est incroyable ce que l'être devient chaud et tendre au coeur de l'immonde cruauté qui le dévore. Stéphane Alvarez, acteur et metteur en scène, a fait un travail formidable, allant droit à l'émotion, sans artifice ni maniérisme. Les mots -authentiques- des lettres que ces pauvres soldats envoyaient à leurs épouses, mères, soeurs sont incarnés et ainsi magnifiés. Chaque phrase vous laisse exsangue, à l'image du charnier qui les entoure.
Quelques apparitions féminines viennent en ponctuation, et rappellent qu'un ailleurs existe, un endroit où l'on a encore le loisir de médire, de pleurer, de penser, d'aimer... et d'espérer un lendemain.

Katerine en concert - Eysines le 25 octobre 2006 (par Bruno)

posté le vendredi 3 novembre 2006 à 11:58


Revenons quelques jours après sur cette soirée ou le "tout bordeaux" était présent.
Une première partie digne d'un concert de Katerine : Momotte ! dérision, sens de l'humour, texte chauds (ou l'on parle de partouze, de capotes, de danses paiennes et même de flatulences) mais la voix de la chanteuse trop couverte par la musique : dommage !
Puis arrive Katerine et ses musiciens et là, la salle devient différente ! la chaleur envahit l'espace et nos corps trop couverts pour certains ! Katerine est là sur scène et moi qui l'ai vu plusieurs fois, une chose m'intrigue : il arrive sur scène directement en caleçon, collants blancs et un drôle de tee-shirt ! en fait ce n'est pas un tee-shirt mais une peinture corporelle qui va au fil du concert suinter sur son petit caleçon !
Katerine a pris de l'assurance ! c'est sur ! il assume de plus en plus son corps, ses formes et cela fait plaisir (surtout quand on a comme lui un petit ventre naissant ! oups !) ! Katerine assume de plus en plus se féminité et on sent le travail qu'il a effectué avec la chorégraphe Mathilde Monnier !
Katerine est de plus en plus délirant et c'est beau à voir, à vivre !
Le public est comme électrisé, le public semble ravi, le public joue le jeu et je suis content de voir cette évolution !
Mister Katerine je vous aime !

Pauline Croze en concert (par Alain)

posté le mardi 18 juillet 2006 à 10:23


L'album de Pauline est une belle réussite. Mais qu'en est-il de Pauline en concert ? Je l'ai découverte en live pour la première fois en showcase à la FNAC. J'espérais beaucoup de ce mini-concert et je n'ai vraiment pas été déçu. Elle était accompagnée de son guitariste mais elle jouait la plupart des morceaux seule à la guitare. J'ai été bluffé par sa maîtrise de cet instrument mais surtout par sa maîtrise vocale. Elle a su séduire sans problème son auditoire qui n'était pas forcément un public acquis. La majorité des gens venait plus par curiosité et ne la connaissait pas forcément. L'ambiance était très détendue et Pauline était radieuse. Un très beau moment de proximité. Le deuxième concert était salle Bellegrave à Pessac. Au vu de cet excellent showcase, je m'attendais donc à être comblé par un concert avec ses musiciens. Eh bien non. J'ai vraiment été déçu par ce concert. Malheureusement, je n'étais pas le seul. Pas mal de personnes sont parties pendant le concert et j'ai rencontré plus tard deux ou trois personnes ayant assisté à ce concert qui m'ont dit avoir été également très peu emballées. Avec du recul, j'ai essayé de comprendre pourquoi. Je pense que la première raison venait de la salle en elle-même, la salle Bellegrave n'est pas une salle de concert à la base mais un gymnase. L'accoustique était très mauvaise et du coup la présence de ses musiciens rendait inaudible la voix de Pauline. Des chaises avaient été plantées face à la scène et assister à un concert de Pauline Croze assis, c'est assez frustrant. On a envie de danser ou tout du moins remuer. Par ailleurs, la moyenne d'âge du public était assez élevée. Certaines personnes ont dû se retrouver là par hasard, ou du moins elles y avaient été invitées sans connaître Pauline. Dans ce contexte peu favorable à l'échange et à la complicité, Pauline était plutôt éteinte voire paralysée. Dommage. Pour moi Pauline avait été bien meilleure seule sans son groupe. Heureusement, le dernier concert auquel j'ai assisté à la Nef d'Angoulême, m'a permis de découvrir le travail de ses musiciens. Là, tous les paramètres propices à ce que la magie opère étaient réunis. Une salle quasi comble, un public jeune, prêt à accueillir et à ovationner Pauline. Le concert a donc bien été magique. La prestation musicale était excellente. La voix de Pauline était à son apogée et ses musiciens venaient accompagner délicatement et en harmonie son jeu de guitare. On découvre alors des versions plus abouties de ses chansons et de nouveaux arragements très convaincants. Pauline était hilare. Devant un public si chaleureux, elle enchaînait les blagues, les casseroles et les pitreries. Elle était surprise voire gênée d'être autant applaudie. Ce concert m'a rassuré. Ouf ! Pauline Croze en concert c'est donc découvrir de nouvelles versions de ses chansons et surtout apprécier la personne, tantôt gauche tantôt émouvante mais surtout très attachante.

L'Echappée Belle - 10 et 11 juin 2006 à Blanquefort (par Marine)

posté le lundi 12 juin 2006 à 18:26

C'est un festival de spectacles de rue qui se déroule dans un parc tranquille, à taille humaine. Pendant deux jours et pour une somme modique (de 7 à 12 euros), on peut y découvrir une quinzaine de spectacles qui nous font passer du rire aux larmes, de l'émerveillement à la bousculade sympathique.
On va encore dire que je critique... mais on était habitués à mieux. En fait, j'adore cette manifestation qui présente toujours son caractère festif et champêtre, son ambiance décontractée et conviviale. J'aimerais vous dire (ce qui était le cas jusqu'en 2004) que nous n'y avons vu que de belles choses, drôles, légères, originales, poétiques... Et bien non. Certes, on doit tout de suite rendre hommage aux danseurs extraordinaires de "2eme round" (tango-sumo), à la compagnie Ezec Le Floc'h pour son trampoline hallucinant (trop vite interrompu par une mauvaise chute), aux anglais Bash Street Company inspirés par Chaplin ou Keaton, aux tennismen jongleurs hilarants de la cie Latitude ou au cours d'hygiène dentaire inoubliable délivré par le docteur psychiatre-stomatologiste Van Beyck (avouez que sa spécialité vous laisse rêveurs...).
Mais ce qui ne lasse pas de surprendre, ce sont d'une part les fautes de goûts évidentes (des comédiens hispanophobes) et d'autre part de bonnes idées (un nageur dans un tube ou des panneaux publicitaires vivants) mal exploitées au point d'en être barbantes.
Le spectacle final sentait carrément le pétard mouillé, impression confirmée par les commentaires alentours !
Je suis formelle, ce n'était jamais le cas "avant"...
Bon point : du coup, il y a moins de monde, ce qui permet de voir les spectacles dans de meilleures conditions.
Autre bon point : c'est un lieu de rencontre génial, on y retrouve toujours de bons vieux potes !
Comprenons nous bien : ce n'est pas parce que c'était moins bien... que c'était nul !
A l'année prochaine pour donner votre avis...

Emily Loizeau en concert intime le 21 avril 2006 au Satin Doll (par Bruno)

posté le vendredi 2 juin 2006 à 11:14


Emily Loizeau est une jeune chanteuse et habituellement comme son premier album l’indique, elle est souvent à l’autre bout du monde ! Mais surprise et joie, le 21 avril dernier, grâce à « Bordeaux Chanson Â», elle était à Bordeaux dans la désormais très sympathique salle du Satin Doll. Pendant la première partie (la joie de retrouver sur scène Egon avec de nouvelles chansons), Emily est dans la salle à une table et passe presque inaperçue parmi les spectateurs. Puis arrive son tour, et nous découvrons, une jeune fille frêle d’apparence mais qui sur scène est animée d’une certaine aisance et d’une sacrée force ! Sa voix me procure une immense joie. Une émotion intense présente tout au long de la soirée et qui laisse des traces quelques heures après ! Elle est seule au piano, mais chez elle tout est puissant : ses chansons, son univers, sa voix, sa façon de se tenir, bien ancrée sur son siège, son humour… ! Emily est généreuse, Emily aime son public et le fait d’ailleurs participer sur une chanson ! Ses chansons prennent une autre ampleur sur scène ! C’est beau et cela fait chaud au cœur ! A présent, Emily Loizeau est repartie pour d’autres villes en France et même à l’étranger (Canada et Pérou bientôt) mais l’émotion que j’ai ressenti pendant cette soirée est unique et restera longtemps en moi comme un bijou précieux et brillant !

Le show d'Hirsut' (par Thierry)

posté le mardi 18 avril 2006 à 10:09


3ème soirée Bordeaux Chanson au Satin Doll : 30/03
Trois, deux, un, le solo lui va bien. Accompagné de sa guitare, il affiche avec aplomb son nom de scène : Hirsut’. Ce jeune talent exulte une énergie fraîche et tonique. Ses accords bien balancés se marient au son de sa voix franche pour nous faire apprécier le riche contenu de ses textes. Chevelu et rieur, il souligne avec ironie les thèmes communs à tout à chacun, à savoir le pote casé, l’inflation des loyers, la jeunesse puis la vieillesse, sans oublier évidemment l’amour. Sa chanson narrative est soumise aux diverses divagations d’un persifleur encore en fleur. On le sent inspiré de Brassens au regard de ses mini stories, parfois de Renaud dans les tonalités. Cela dit, quand on découvre Hirsut’ (mais pas ébouriffé) et sa musique, on attend la suite qui sera sans nul doute plus structurée encore. Il aime la scène, et ce soir là le public du Satin Doll le lui a bien rendu.

Impressions Jade (par Christo)

posté le vendredi 14 avril 2006 à 10:08


Une pierre précieuse comme une météorite issue de la lune est tombée le jeudi 30 mars dernier au Satin Doll. Jade la bordelaise nous a offert un récital acoustique des plus intense et salvateur. Evadée de sa formation plus rock « Claire2lunes Â», elle nous dévoile un univers musical loin de tout exotisme asiatique ou de pacotille comme pourrait l’évoquer son nom. Bien au contraire, Jade est une jeune fille sérieuse, intérieure, énervée et parfois triste qui se cache derrière des riffs rageurs et des ritournelles mélodiques pour sublimer une pudeur à fleur de peau. Seule devant deux micros, une guitare sèche amplifiée elle captive son auditoire par sa présence et son énergie intérieure. Elle est avec et parmi nous, ses textes traduisent une poésie charnelle, rebelle parfois champêtre. Mais rien de mièvre ici, des textes taillés dans une urgence physique aux limites de l’asphyxie. A l’écoute de Nos ecchymoses et de Dimanche nos corps et nos sens sont malmenés vers un abyme d’inquiétude… Le froid a fragilisé, ce soir-là, ses cordes vocales et n’a pas permis à Jade de faire résonner de son chant puissant les murs de Satin Doll… pourtant, le frisson de l‘émotion était bien là, la chair de poule aussi… Une pierre précieuse à collectionner de toute urgence.

Souad Massi (par Marine)

posté le jeudi 6 avril 2006 à 12:41


C'est une jeune femme toute simple qui entre sur la scène du Carré des Jalles, en jean, chemise et queue de cheval. La salle affiche complet, le public est chaud comme la braise. Souad semble un peu débordée par ce succès, intimidée. Malheureusement, c'est ce qui va prédominer : un public en demande, dansant dans les coins, lançant des "you you" enthousiastes, et une chanteuse qui semble plus avoir envie d'intimité. Par moments, la rencontre a lieu autour d'une chanson calme. Sa voix s'élève comme une plainte douce, portée par un accompagnement épuré et on est suspendus, hors du temps, à la magie de l'instant. On en redemanderait volontiers, mais déjà les musiciens reprennent leurs places et le son, beaucoup trop fort, ne nous permet plus de déguster l'univers délicat de Souad. On regrette aussi le manque de communication qui nous laisse à l'écart des textes, tous en arabe. Souad parle très peu entre les morceaux, se retourne souvent comme si elle cherchait le soutien de ses musiciens pour faire face à ce public qui veut de la fête. En fait Souad n'est pas très "orientale" dans son approche scènique, et c'est sans doute ce qui déroute tant. C'est aussi ce qui m'a le plus touchée : c'est une femme d'aujourd'hui, d'ici, qui revendique ses racines sans les caricaturer, qui semble parvenir à être elle-même alors que son parcours pourrait l'amener à se travestir pour mieux répondre à une attente évidente d'un spectateur nostalgique ou en quête d'exotisme. Enfin, on ne dira jamais assez combien la programmation du Carré est intéressante et courageuse en des temps où l'électoralisme de nos politiques vise bien souvent à faire dans la flatterie populiste plus que dans la culture intelligente ET populaire.

Festival du Film Nature (par Marine)

posté le jeudi 6 avril 2006 à 12:36


Nous avons la chance d'accueillir, dans notre charmante (?) bourgade haillanaise, un festival magnifique organisé par l'association Cistude.
Chaque année depuis 9 ans, c'est l'occasion pour tous de découvrir à peu de frais des oeuvres magnifiques relatives à notre environnement.
Le discours, entre contemplation et mobilisation, est toujours de grande qualité, les soirées variées et enrichissantes, les intervenants passionnants. On peut y dîner "bio" grâce à un traiteur qui nous prépare de délicieuses spécialités, on peut y rencontrer des animaux protégés paissant tranquillement dans le parc de Bel Air, on peut y faire son marché, et surtout, on y côtoie des gens avec qui on partage des valeurs sûres. Bref, ce festival est un rendez vous incontournable, malheureusement un peu boudé par la population locale, qui ignore la portée nationale de cet évènement de grande qualité.
Pour toute information : www.cistude.org ou www.festivalnature.org
A noter : le "off" est gratuit et ouvert à tous, soyez curieux !