We love Emily !

Emily Loizeau, que nous avons reçue deux fois (une fois en solo au Satin Doll, et une fois en groupe à Salleboeuf) a été récompensée hier soir à l’Olympia par le prix Constantin pour son album « Pays sauvage ».
Elle avait déjà été sélectionnée en 2006 pour « L’autre bout du monde ».
Nous sommes très heureux pour elle, et savons depuis longtemps que son talent est immense.

Les autres nommés étaient : Babx « Cristal Ballroom », Diving with Andy « Sugar Sugar », Piers Faccini « Two grains of sand », Hugh Coltman « Stories from the safe house », Birdy Nam Nam « Manual for successfull rioting », Dominique A « La Musique », Fredo Viola « The turn », Orelsan « Perdu d’avance » et Yodelice « Tree of life ».

Le concert de l’Olympia sera diffusé sur France Inter le 13 novembre à 21 heures, sur France 2 le 19 novembre à 0 h15 et sur France 4 le 21 novembre à 0 h 30.
Nous vous recommandons aussi son interprètation magnifique de la chanson « Ses baisers me grisaient » de Boris Vian sur l’excellent album de reprises « A Boris Vian, On n’est pas là pour se faire engueuler ».

Myspace d’Emily ici.
Site .

Magyd près de chez vous

Nous avons reçu ce communiqué des amis du Centre Culturel de Créon :
« Magyd Cherfi a annoncé la reformation du groupe Zebda dans le journal Sud-Ouest du Vendredi 6 novembre 2009.
Et à propos d’une éventuelle rencontre sur scène à l’occasion du concert du 10 novembre à Créon, où il partagera l’affiche avec Origines Contrôlées (Mouss et Hakim Amokrane, les deux autres chanteurs de Zebda), il répond : « Il y aura des croisements, bien sûr : cela coule de source ».

Pour aller sur le site de Magyd Cherfi c’est et son myspace ici.
Pour voir l’article, cliquez ici.

Jacno est mort

Tristesse à Bordeaux Chanson : Jacno est mort la semaine dernière.

On l’a appris samedi de sa dernière maison de disques, Warner (chez qui le musicien avait enregistré son dernier album « Tant de temps » en 2006), Jacno, de son vrai nom Denis Quillard, est mort le 6 novembre 2009 des suites d’un cancer à l’âge de 52 ans. C’était un pionnier de la pop électronique française.
L’homme à l’allure de dandy avait d’abord été guitariste au sein des Stinky Toys avec Elli Medeiros dans les années 70 (l’un des premiers groupes de la scène punk). Il avait ensuite créé toujours avec Elli Medeiros dans les années 1980 le duo Elli et Jacno, et connu le succès avec « Rectangle » joué au synthétiseur. Avant de se séparer, le tandem aux titres pop avait participé à la composition de la bande originale du film « Les nuits de la pleine lune » d’Eric Rohmer.
Devenu producteur, le temps d’albums ou de chansons, notamment pour Etienne Daho, Daniel Darc, Jacques Higelin et Lio (« Amoureux solitaires« ), il s’était tourné vers la carrière de chanteur, enregistrant plusieurs albums dont « T’es loin t’es près », « Une idée derrière la tête », « Faux témoin », « La part des anges » et « French Paradoxe ».

Pour le plaisir, on pourra le retrouver en vidéo ici.

P’tite Lady

Un week end entier à me creuser la cervelle pour retrouver l’interprète de cette chanson « La P’tite Lady » croisée dans un medley d’anniversaire, gros succès des années 1980. De retour devant mon ordinateur, la réponse tombe : Vivien Savage !
Séquence souvenir en cliquant ici.

Les sonos tonnent

Les Sonos Tonnent, si j’ai bien compris, c’est une émission de critique chanson diffusée tous les 15 jours sur un genre de radio internet qui réunit les critiques de “Télérama”, “Le Nouvel Observateur” et “L’Express”.
Ils en ont apparemment déjà réalisé 4, et voici la cinquième édition avec Sanseverino, Mano Solo et… Hugues Aufray ici !

« L’un sort “Les Faux Talbins” (Sony Music) ; l’autre, “Rentrer au port” (Warner) ; le troisième, “New Yorker” (Mercury)… S’ils sont tous dans l’actualité, ces trois-là n’ont guère de point commun. Ah si : ils sont au menu des Sonos Tonnent. »

Pour les précédentes, j’ai retrouvé ces liens :
– #1 : -M- vs Miossec ici.
– #2 : Murat vs Da Silva ici.
– #3 : Brigitte Fontaine vs Mickey 3D ici.
– #4 : Renan Luce vs Benjamin Biolay ici

Ames sensibles s’abstenir…

Les Faux Talbins de San Severino

Et hop, encore un petit article, dans l’Express cette fois-ci, illustré par une très belle photo de San Severino par Delacroix.

« Trois ans après Exactement, un album placé sous le signe du big band et de la bonne humeur, Stéphane Sanseverino revient avec Les Faux Talbins, un disque tout aussi radieux, mais bien plus dissipé musicalement. Au programme : bluegrass, chanson, rock des Balkans, swing manouche et même reprise endiablée de La Salsa du démon… Pour ce quatrième CD, le chanteur a écrit à l’encre très sympathique des chansons taillées dans l’esprit d’Eddy Mitchell, de Nino Ferrer ou de Joe Dassin, avec choeurs enthousiastes, rythmes enlevés, gouaille et vannes à gogo. Sanseverino, qui interprétait Tu sens les poivrons avec son premier groupe Les Voleurs de poules, s’y connaît côté paroles décoiffées. Les Faux Talbins (les faux biftons) ou Les Marioles jonglent avec l’argot de la pègre des années 1930. Boris Vian et Boby Lapointe s’immiscent dans Finis ta vaisselle et La Femme du marin. Mais c’est un Sanseverino réaliste, comme naguère avec Les Ouvriers, qui avance sombre et endeuillé et signe Le Grand Grégory, sur la mort d’un SDF. Et, là, on rit moins. »

Sanseverino, Mister Swing again
Par Gilles Médioni, publié le 02/11/2009

Site de San Severino ici.

Une journée avec Alain Souchon

Bruno nous a fait suivre cette perle sur notre forum privé (réservé aux adhérents de Bordeaux Chanson), mais comme nous sommes magnanimes, nous avons eu envie de partager avec vous ce moment d’humour et de poésie :

« Une journée avec Alain Souchon« , article du magazine « Elle » (n°3330 du 23 octobre 2009)

« Je me réveille vers 8 h 30, je dis à ma femme que j’ai mal dormi. Et donc qu’on devrait vivre à la campagne et élever des porcs. On serait au calme, on dormirait bien. Et puis c’est gentil, les porcs, même si ça mange les enfants. Elle me répond que je suis bougon. Et qu’on me retrouverait pendu d’ennui dans la grange. Alors, je lui dis d’accord. Et on va dans notre cuisine décorée XIXe siècle, toute grise, avec des placards et des boutons en laiton, prendre notre petit déjeuner. Je suis toujours bougon mais un peu moins, car j’aime bien prendre mon café et mes tartines, recouvertes de beurre salé et de confiture de prunes. C’est ma femme qui fait les confitures, l’été, dans notre maison de campagne. Elle est pieds nus sur le carrelage, elle ne porte quasi qu’un tablier, c’est la folie. »

Ensuite, je prends un bain. Aussi rapide que le baptême de Clovis. Dans ma salle de bains XIXe. Le XIXe, c’est un siècle que j’adore, pour le romantisme et pour l’espoir. A l’époque, ils croyaient encore au pouvoir des machines et à l’industrialisation, ils pensaient que tout le monde allait être heureux ! Et voyez où ça nous a menés ! Bref. Je m’habille : pantalon bleu marine, blouson bleu marine, casquette, lunettes noires. On dirait un gendarme. Ou un agent de la police municipale de Blois. C’est que j’aime bien le bleu. Tout de suite après m’être habillé, je ne sais plus quoi faire.

Alors je dis à ma femme : je m’occupe du déjeuner. Je descends à la boulangerie la plus proche et j’achète deux sandwiches jambon-fromage. Et je dis à ma femme : je t’emmène, c’est une surprise. Sauf qu’elle la connaît déjà, car c’est à chaque fois pareil. Je l’emmène sur un Batobus. Sur les Batobus, il n’y a que des Chinois, et les Chinois ne me connaissent pas. Alors je peux enlever ma casquette, mes lunettes, c’est plus tranquille. Ma femme est contente. On mange nos sandwiches. On regarde Paris. Inspiré par le bateau, je lui dis : on devrait vivre au bord de la mer. Et elle me répond : tu commences demain le Casino de Paris, alors ce n’est pas le moment de déménager. Pense à ton travail. Je dis oui. Et on regarde la tour Eiffel. Puis on fait demi-tour. Et on descend à la station.

Et, tout de suite après, je suis désemparé car je ne sais plus quoi faire. Alors je dis à ma femme – d’un air pénétré : je pars travailler. Et je vais dans les rues de Paris, poussé par le vent, chercher des phrases et des mots avec mon filet à papillons. En général, je reviens les mains vides et je suis un peu bougon. Je dis à ma femme : ce qui serait bien, c’est qu’on aille s’installer en Italie. Définitivement. On tuerait nos enfants. On recommencerait une autre vie. Mais elle me dit non. Ou : « Il te reste trois chansons à faire, écris-les. » Ou : « Ce soir, tu veux qu’on aille voir tel film ? » Je réponds, d’un air las : « On peut pas plutôt louer le DVD ? » Et elle appelle sa soeur, effondrée, en disant que je n’ai aucune énergie. Là-dessus, on mange. Des légumes. Verts. Et un bout de viande pour moi. Ça m’est un peu égal car je n’aime pas tellement manger.

Puis je vais dans mon bureau d’un air inspiré. Ou, finalement, on regarde un DVD. Ou on va chez des amis. Ou on en reçoit. Un problème : je me disais qu’on allait inviter des gens de plus en plus haut placés dans le milieu du cinéma pour que, à la fin, Sharon Stone vienne manger à la maison. Mais, depuis que je l’ai vue dans un magazine en maillot de bain et les jambes un peu écartées, je n’en ai plus tellement envie. Ça m’a rendu triste. Vers minuit, je me couche. Je dis à ma femme : on va aller vivre dans le Sud marocain. Sous une tente. On ne verra plus personne. Et ma femme me dit : c’est une idée mais tu es bougon. Va d’abord chez le coiffeur car tu as tes concerts. Alors je m’endors, dans ma chambre XIXe très belle et très sombre avec une horloge gothique, et je fais des mauvais rêves. Je rêve de choses qui me contrarient. Il faudrait peut-être que j’en parle à ma femme. »

Mayereau hors pistes

Le nouvel album d’Isabelle Mayereau, Hors Pistes est sorti le 22 octobre dernier.

Voici ce qu »en dit le chanteur Mathieu Rosaz :

Cela faisait 12 ans qu‘Isabelle Mayereau n’avait pas sorti d’album. Certes, elles chantait un peu partout ces derniers temps ses chansons guitare-voix, avec en fond de scène des créations lumière magnifiques, des images…
Et l’album tant attendu sort enfin. Je viens de lui écrire sur le livre d’or de son site et j’ai envie de partager avec vous le plaisir que m’offre cet album ; cette âme !

Chère Isabelle,
J’écoute en boucle ces pistes tant attendues ! Ce disque est à la fois différent des autres mais dans la lignée aussi. On y retrouve des pianos à la Jean Musy; comme j’aime. Mais j’ai surtout pensé sur des titres comme « Amoureuse de vous » ou « Papadam » à Anouar Brahem ou Avishai Cohen que tu dois aimer je pense. Je suis fou de « Chevrolet Impala » et « Comme la porcelaine » est une perle rare… La nouvelle version de « L’enfance » est pour moi supérieure à celle de l’époque et les toute petites minuscules brisures de voix dans « tu m’écris » ont un charme fou ; tout comme les nouvelles harmonies. Ta voix est un miracle; elle ne bouge pas ou alors elle devient plus sensible, fragile et c’est très émouvant. Et puis certaines de tes chansons sont drôles aussi. Et tous ces voyages… Merci d’exister ! Je t’embrasse fort.
Mathieu

Le site d’Isabelle Mayereau ici.
Son myspace .

Ce qui me chante… par Perrette

Oui, voici une nouvelle rubrique dont l’idée est vaguement piquée à notre ami Christorama et son invité libre : de temps à autres, un(e) adhérent(e) de Bordeaux Chanson viendra nous parler de « ce qui lui chante ».

Ca commence aujourd’hui avec Perrette :
Le 26 novembre 2009… quand Noël tombe en novembre c’est le b… hasard !!!!

Déjà, quand Noël tombe en novembre c’est le 26 au lieu du 25… De quoi être déstabilisé non ??
Mais quand même comme en guise de cadeau il y a un concert de Oldelaf et Monsieur D à Bordeaux , on se dit « c’est vachement bien Noël en novembre !!!!! ». Donc, j’avais déjà prévu ma provision de café (évidemment…) pour tenir jusqu’au bout de cette nuit éclairée par le Gros Ours (et non pas par… par…? La Grande Ourse… !!!! Mouais, bof…).
Et puis voilà que Petit Papa Noël de Novembre s’emmêle les pinceaux… (normal il est en rodage, c’est la première fois qu’il bosse à cette période de l’année…), voilà qu’il nous rajoute un cadeau : Thomas Fersen à Villenave d’Ornon !!!! Ah ben oui c’est super, mais non c’est nul va falloir que je choisisse… Mais bon c’est super quand même… tout en l’étant pas tout à fait quand même…
Et la vie continue… Et comme je suis plutôt du genre optimiste et pas méfiante je continue de guetter les dates des chanteurs que j’aime… Et un matin… : Waow !!!! Super ! Extra ! Génial !!! (oui oui mon vocabulaire est toujours aussi riche…) une date de Florent Vintrigner à Mérignac !!!!!!!!! Sauf que bien sûr, vous me voyez venir avec mes gros sabots… c’est quel jour le concert de Florent Vintrigner ? Non, celui qui a deviné ne gagne rien, c’est trop facile : Et oui, c’est AUSSI le 26 novembre !!!!!!
Et là j’ai envie de pleurer… et puis, un espoir naît dans mon pauvre cerveau chansonfrancomaniaque : Et si le concert de Fersen c’était le « même » que celui que j’ai vu l’an dernier à la Médoquine, celui avec la belle robe blanche, hein, si c’était le même ?? Ça me ferait moins mal aux tripes de pas y aller et j’aurais plus qu’à choisir entre Vintrigner et Oldelaf …..(et c’est déjà pas drôle…). Je respire un grand coup, je clique quelques petits coups et me voici sur la page d’accueil du site de Thomas Fersen, où je lis : « Spectacle inédit… (blablabla) chansons inédites ». Et nanani et nanana (comme dirait Delerm) Flûte alors ! Il a disjoncté le Père Novembre ou quoi !!!!

Alors je résume :
Oldelaf et Monsieur D : dernière tournée avant dissolution à la Galerie Tatry à Bordeaux (en plus c’est un concert Bordeaux Chanson !!!!!!!!)
Thomas Fersen avec un nouveau spectacle au Cube à Villenave d’Ornon,
Florent Vintrigner pour la sortie de son deuxième album au Krakatoa à Mérignac…
Et encore, dans mon malheur j’ai un petit soulagement : je n’accroche pas trop à ce que fait Miossec… Mais si vous oui, je vous plains de tout mon cœur, parce que devinez la date de son prochain concert à Barbey à Bordeaux… et oui le 26 novembre !!!!!!!
C’est décidé à Noël (le vrai, celui du mois de décembre) comme cadeau je demande la recette du clonage !!!!!!!

Site de Thomas Fersen ici.
Myspace de Florent Vintrigner .
Myspace d’Oldelaf et M. D ici.