"Vous donner envie" : Courant d’Airs 2012 – part 2

Cette nouvelle petite rubrique est créée uniquement pour vous mettre l’eau aux oreilles, cultiver votre appétit musical, faire vibrer vos papilles auditives…
A chaque fois, un membre du comité d’écoute -ou pas- tentera de vous donner envie de (re)découvrir un artiste programmé prochainement.

Aujourd’hui, LILY LUCA, première partie du vendredi 26 octobre 2012

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Lily Luca ne manque pas d’imagination ! Que ce soit musicalement ou au niveau des textes, il y a beaucoup d’idées dans la tête de cette jeune chanteuse.
Je suis passée je pense, par tous les états en écoutant ses chansons, mais surtout, je me suis sentie… légère !
Oui, légère, car les chansons de Lily Luca ne sont pas là pour nous rappeler notre triste condition d’humain, nos amours déchus, ou que sais-je encore. Elles sont là pour nous faire voyager : dans un pays étranger, dans le futur, dans nos projets…
Et c’est ce qui fait tout le charme de la demoiselle : nous faire rêver, en toute simplicité !
Alors, serez-vous des nôtres pour le voyage ?

Son myspace ici
Le site des Zondits, collectif lyonnais dont elle fait partie (avec Fred Bobin !)

"Vous donner envie" : Courant d’Airs 2012 – part one

Cette nouvelle petite rubrique est créée uniquement pour vous mettre l’eau aux oreilles, cultiver votre appétit musical, faire vibrer vos papilles auditives…
A chaque fois, un membre du comité d’écoute -ou pas- tentera de vous donner envie de (re)découvrir un artiste programmé prochainement.

Aujourd’hui, ASKEHOUG, première partie du samedi 27 octobre 2012

Des propositions, on en reçoit beaucoup à Bordeaux Chanson, des trucs qui me plaisent, des trucs qui m’indiffèrent et des trucs que je déteste.
Losque j’ai entendu Askehoug, mon oreille s’est dressée : d’abord une voix qui me rappelle les débuts de Charlélie Couture (en ce qui me concerne, ça n’est pas rien !), puis un phrasé nonchalant qui a tendance à me séduire, loin des performances musicales miaulantes : du gravier, de l’épaisseur, du gras, de la présence !
Du coup, je prends le temps d’écouter les mots, et je suis scotchée par l’insolence, la liberté, l’intelligence, l’humour, le décalage, la poésie…
Musicalement, je peux citer Bashung, Arthur H ou Gainsbourg, pour sa sensualité assumée, trop rare à mon goût chez les garçons qui chantent.
Bref, je suis conquise et me réjouis de rencontrer le bonhomme en trio sur la scène intime de l’Onyx.
Et en plus, il ressemble, me dit-on, à Jean Rochefort ?

Interview rigolote ici.
Son site .

Courant d’Airs 2012

Festival Courant d’Airs 9e édition parrainé par Presque Oui qui invite Anne Sylvestre
à l’ Onyx 11/13 rue F. Phillipart à Bordeaux (entre la place de la Bourse et la place du Parlement)
avec
Jeudi 25 oct / 20h33 avec Scotch&Sofa + Ben Mazué en coplateau
Vendredi 26 oct / 20h33 avec Gérald Genty + Lily Luca en 1e partie
Samedi 27 oct / 20h33 avec Anne Sylvestre & Presque Oui + Askehoug en 1e partie

Réservations : FNAC et 06 68 82 58 23

Longues soirées d’automne

Elles sont longues vos soirées d’automne ? Voici de quoi les occuper avec les ré-écoutes de l’émission « Le pont des artistes » ici.
En effet, nous y avons trouvé des pépites sonores d’artistes bien-aimés de Bordeaux Chanson :
Arthur H, Barbara Carlotti, William Sheller, Emily Loizeau, Alexis HK, Arno, Thiéfaine, Berry, Bertrand Betsch
Quelques jeunes talents, également découvertes du Comité d’Ecoute : Usthiax, Céline Ollivier, Salomé Leclerc, Benjamin Paulin

Et dès vendredi soir prochain, Scotch & Sofa, le groupe qui inaugure notre festival Courant d’Airs de fin octobre.

Volpone vue par Pauline

Au Théâtre le la Madeleine le 13 septembre 2012

Diabolique Volpone
Wahou ! Quel cynisme ! On ne peut adhérer ni se projeter dans aucun des personnages de Volpone de Ben Johnson, mis en scène par Nicolas Briançon, et surtout pas dans celui du personnage éponyme, joué par un vrai vieux comédien : Roland Bertin, qui a presque 82 ans. Venise, début du XVII° siècle, le vieillard Volpone est richissime, les vautours attendent avec impatience qu’il trépasse pour lui arracher son phénoménal héritage. C’est à qui sera le plus pervers et le plus humiliant, de Volpone mystificateur ou de Mosca son serviteur zélé et pervers, ou de ses prétendants, prêts à tout pour rafler la mise, quitte même à prostituer leur jeune et innocente épouse. C’est odieux, insupportable par moment, mais ça fonctionne donc très très bien, puisqu’on les déteste tous, y compris les naïfs, ceux qui prétendent avec leur seule bonne conscience dominer les autres. Tous les personnages sont abjects et tenus par l’argent dans un décor de salle des coffres étouffant et piégeux. Rien de bon à tirer de cette idolâtrie, de cette passion aliénante pour l’argent. A côté de Volpone, Harpagon serait un doux rêveur ! Un pur moment de catharsis, totalement amoral, c’est bien bon !