Entre Filles

Le festival « Entre filles » a lieu à Babrbey (près de la gare à Bordeaux) chaque année au mois de juin.

Voici le programme des 12 et 13 juin 2008 :
Jeudi 12 juin : SOHA + SOKO + LITTLE
Soha : Reflet d‘un métissage tant artistique qu’ethnique, la musique de Soha est un subtil mélange de sonorités chaudes évoquant tantôt le reggae ou le jazz , le Cap Vert ou Cuba. Les douze titres de son album D’ici ou d’ailleurs (Octobre 2007 – Virgin) mêlent élégamment optimisme, espoir et mélancolie.
Soko : À 22 ans, cette chanteuse et comédienne bordelaise est l’un des plus impressionnant phénomène de la blogosphère. Son album est encore en préparation (sortie prévue à la fin de l’année) pourtant ses comptines crues, sa folk décomplexée et son incroyable présence scénique ont déjà conquis la France et une partie de l’Europe.
Little : L’acidulé naturel de la voix de Little, son velouté encore enfantin, restent l’atout maître de ses chansons. Elle se met en scène alternativement en fille sensée ou en peste, en confidente lucide ou en tête de linotte impatiente. Un premier album Little (Avril 2008 – Source) à la fois espiègle, émouvant, intimiste et pétulant.

Vendredi 13 juin : PAULINE CROZE + PONEY EXPRESS + LOANE
Pauline Croze : Avec son second album Un bruit qui court (Nov 2007 – Wagram Label), Pauline Croze se montre plus audacieuse que jamais. Elle a laissé tomber la formule solitaire guitare-couplet-refrain pour des mélodies fluides basées sur des rythmes, tantôt funk, tantôt jazz, tantôt trip-hop… L’éclectisme est de mise : ses compositions sont soulevées par un vent d’euphorie où elle ose des figures, des envolées, des tourbillons qu’elle admirait chez d’autres sans s’en sentir capable. C’est un fabuleux mélange de fureur de vivre et de tendresse sans fausse pudeur !
Poney Express : En toute insouciance et spontanéité, le duo parisien formé par Anna et Robin, bassiste de Louise Attaque, sillonne des territoires folk pop rarement visités en France. Brillantes petites constructions mélodiques, vignettes sensuelles et joueuses, entre western bubblegum et pop élastique, les morceaux de Daisy Street (2008 – Atmospheriques) ont l’effet sur le moral des premiers bourgeons du printemps : on respire mieux, les couleurs éclatent et les pensées sont en hausse.
Loane : Comme si Billie Holiday avait rencontré Beth Gibbons, la voix de Portishead, Loane fait le trait d’union entre deux rives, deux temps qui se conjuguent dans une voix qui chante les fractures amoureuses. Une artiste charmante et douce qui laisse filer le temps par une interprétation lente et extrêmement touchante, à découvrir dans son premier album Jamais Seule (Mai 2008 – Virgin Music).

Spécial fans !

Dans cette nouvelle rubrique, nous serons soucieux de faire plaisir à certains d’entre nous, en espérant que ça stimule le désir des autres !

Pour les fans d’Albin de la Simone :
Albin à CD’Aujourd’hui ici.
Votez pour Albin sur Radionéo ici (il y a aussi d’autres gens pour qui vous aurez envie de voter…).
Nouveau site d’Albin ici et notamment la rubrique « mythomane ».

Pour les fans de Franck Monnet :
Une curiosité qui vous permettra de réviser un peu votre espagnol ici.
Info trouvée grâce aux « électrons libres », sorte de cour élégante du travail de Franck ici.

Triste lundi

Farid Chopel est décédé hier à Paris des suites d’un cancer foudroyant.
Certains d’entre nous l’avaient vu sur scène et n’oublieront pas son humour. Sa chanson « ô animaux » tournera donc en boucle dans nos coeurs aujourd’hui…

« Salué comme il le méritait il y a trois ans, son nouveau spectacle, Le Pont du Milieu, revêtait la forme explicite d’une résurrection. L’histoire nous révèle aujourd’hui qu’il avait aussi une dimension testamentaire. Farid Chopel est mort hier après-midi, à Paris, d’un cancer foudroyant (comme Fred Chichin, trajectoire parallèle), à l’âge de 55 ans. Il n’aura donc pas pu goûter longtemps aux retombées de ce come-back qui lui avait permis, in extremis, de tourner un ultime long métrage signé Khaled Ghorbal, – Un si beau voyage – quel titre, vraiment !

Celui de Farid Chopel avait débuté tôt. Fils bien élevé de l’immigration, il connaît les institutions privées et ne tarde pas à se découvrir des talents de performer : danse, living theatre, musique… L’humoriste finit par éclore. En 1977, son premier spectacle, Chopelia, est un succès. Quatre ans plus tard, le duo Les Aviateurs, qu’il anime avec Ged Marlon, un triomphe. Son humour déjanté, jamais trivial, séduit. Suivront, dans le désordre, une apparition emblématique dans La Danse des Mots, le clip de Mondino, une pub Perrier qui fait que toute la France cathodique le connaît, un rôle cinématographique à succès, dans Sac de nœuds de Balasko

Devançant d’une génération les vedettes actuelles du rire black-blanc-beur (Jamel, Yacine, Moustapha…), Farid Chopel jouit d’une belle popularité, figure branchée des nuits parisiennes où l’on croise sa silhouette longiligne jusqu’à plus d’heure. Jusqu’à plus soif… Inexorablement, il plonge, abuse de tout, ne se souvient plus de rien. Violente traversée du désert, les années 90 ne sont plus qu’un vaste trou noir ; d’où l’extirpe Brigitte Morel, sa compagne, aimante, patiente, qui tempère ce «niveau incroyable d’autodestruction» qui l’a déjà amené à plusieurs reprises «à la frontière de la mort».

Farid Chopel avait un beau sourire équivoque, empreint de pudeur. Son dernier spectacle s’achevait ainsi : «A force de jouer la comédie, on s’imagine que la vie est une farce. C’est vrai. Mais il faut y croire. Il faut y croire.» « 
Gilles Renault pour Libération ici.

C’est Bensé

Bensé par lui-même :
« Je m’ appelle Bensé, je suis né a Nice le 18 avril 1980, puis je vais mourir… Entre temps j’ écris des chansons. J’ ai commencé la scène a Nice il’ y a plus de 10 ans et après avoir ecumé les bars de ma jolie ville, j’ arrive à Paris en 2003. J’ ai joué dans la rue, dans les bars et les salles de concert de la capitale : Le Reservoir, Le Sentier des Halles, La Scene Bastille, Le House of Live, Le Theatre des Blancs Manteaux, Le Baron, Le Paris Paris, Les Divans du Monde, La Flèche d’ Or, Les Lavoirs modernes parisiens, La Cigale. Mes heros : Springsteen, Cat Stevens, Elliot Smith, Fiona Apple, Ed Harcourt, Brel, Nino Ferrer… Je signe en 2004 chez BMG Music Publishing (now Universal Publishing). Je signe en 2007 chez Naive. »

Le premier « Album » de Bensé s’ouvre sur une rythmique folk, un riff d’harmonica et un texte à la première personne : « Au grand jamais » sonne comme la déclaration d’intention d’un jeune homme peu enclin à sacrifier ses passions à une relation amoureuse. Le titre installe la trame qui, au fil de 12 précieuses chansons, tisse peu à peu le destin de l’artiste.
Son myspace ici.
Son site .
Infos trouvées sur http://www.francoscene.com