4e jour Le Haillan Chanté : samedi

Samedi. Avant-dernier jour, déjà.
Aujourd’hui on ne tentera pas le diable : les prévisions météo sont identiques à la veille, orages probablement, orages sans doute, orages presque sûrement… Alors on utilisera plutôt la salle de l’Entrepôt, au sec, à l’abri des caprices des cieux. Mais comme on est quand même un peu joueurs, on maintient le concert d’Askehoug prévu en terrasse à l’extérieur. Parce que par définition, une terrasse… ben c’est dehors.
Comme la veille, le temps est lourd, mais cette fois on est sereins. Un peu déçus parce que le théâtre de Verdure se prête mieux à l’ambiance festival. Mais sereins.

Le magicien Franck Monnet ouvre le bal à 18h. Alors bien sûr les rangs de la grande salle de l’Entrepôt sont un peu clairsemés (la faute au repli pour cause météorologique), mais le public est ravi et chaleureux. Il faut dire que Monnet sur scène c’est toujours un moment rare et précieux, un peu de temps suspendu. D’autant plus que le garçon propose là son premier concert au Haillan, la ville où il a grandi. Quelques clins d’oeil aux copains finissent d’enflammer la salle.

19h30, quelques nuages tournent autour de la terrasse mais Mathieu Askehoug et son comparse Olivier aux percus les maintiennent à distance. Humour et classe jouent les paratonnerres. Le public confortablement installé dans les transats disposés sur le parvis profite du répertoire décalé de ce Jean Rochefort déjanté en sirotant une bière, une limonade, un plateau repas concocté par le bénévoles de Bordeaux Chanson,.

21h, dernière ligne droite. Plateau haut de gamme pour clôturer une journée artistiquement parfaite : on déguste d’abord Kent et son pianiste virtuose, qui ravissent le public connaisseur et gourmand. Sa présence scénique fidèle à sa culture rock, guitare rageuse et méche rebelle, sait se faire tendre et posée sur les chansons plus calmes, la grande classe, vraiment.

En fin de soirée, c’est l’incandescent Cyril Mokaiesh qui nous offre la primeur de son nouveau spectacle ; c’est une première pour lui, donc, mais le show paraît déjà bien rodé et les envolées lyriques de cet artiste intense comblent les amateurs du genre. Version rock avec ses 3 musiciens ou version guitare-voix, Mokaiesh, comme une cerise sur le gâteau de cette journée.

A l’entracte, on constate avec bonheur que le régisseur général (super Lolo) a fait les bons choix : une pluie diluvienne martèle impitoyablement le parvis.
Ouf, pas de regrets.

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